Thomas Boutel a choisi de tourner son court-métrage Belle de Nuit en Normandie. (©Audrey Boutel)
Chaque année, le Prix Serge Daney récompense le meilleur court-métrage étudiant. Peuvent y concourir tous les étudiants ayant fait aboutir dans le cadre de leur cursus un projet cinématographique. C’est le cas de Thomas Boutel, jeune normand parti étudier le cinéma à Paris VIII.
Découvrez ci-dessous son court-métrage :
Pourquoi avoir choisi de tourner Belle de nuit à Rouen ?
Thomas Boutel : Je ne pense pas que j’aurais pu tourner ce film ailleurs. Il est très ancré dans la ville, et en écrivant le scénario, je voyais Rouen.
J’ai étudié le cinéma à Paris, mais je viens de Franqueville-Saint-Pierre, et j’ai toujours tenu à revenir chaque week-end dans ma région. Rouen, c’est une ville pleine de calme et de sérénité, qui se prêtait bien à l’ambiance de mon film.
Zéro budget
Et question budget, acteurs, technique : comment vous êtes-vous débrouillé ?
C’est un projet que j’ai débuté il y a plus de deux ans. Le budget, c’est zéro : je ne suis pas très paperasse, je n’ai pas eu d’aides de la Région. Alors on s’est débrouillé ! J’ai tourné dans l’hôtel au sein duquel je travaille, avec pour acteurs des personnes de ma famille, et j’ai filmé avec une caméra prêtée par mon université.
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… mais votre film figure tout de même parmi la shortlist des prétendants au prix Serge Daney !
Oui, c’était une belle surprise. Ce court-métrage, c’est en quelque sorte un CV pour la suite de ma carrière, et être sélectionné pour ce prix, c’est déjà une belle victoire. Je ne serais pas traumatisé de ne pas remporter le Grand prix. Mon rêve, c’est qu’un jour le film soit projeté sur un grand écran.
La suite, pour vous, quelle est-elle ? Dans le cinéma ?
J’écris un long métrage, à partir de ce court. Dans son prolongement. Et évidemment, je prévois déjà de le tourner dans la région !