Une des quatre cheminées de l’ancienne raffinerie de Petroplus destinée à la destruction est restée debout, jeudi 27 juin 2019. (©RT/76actu)
C’est un bout de l’histoire industrielle de Rouen (Seine-Maritime) qui a disparu sous les yeux de quelques curieux, souvent d’anciens salariés. Certaines cheminées de l’ancienne raffinerie Petroplus de Petit-Couronne ont été détruites par le propriétaire du site, le groupe Valgo, jeudi 27 juin 2019. Cependant, une cheminée a gardé toute sa hauteur à la grande surprise du public. « Ce n’est pas une erreur », selon Valgo.
1929-2019, 90 ans d’histoire industrielle qui tombent en quelques secondes #petroplus #Rouen pic.twitter.com/Japyq6sIT2
— Raphaël Tual (@raphtual) 27 juin 2019
« Pour des raisons techniques »
Quatre cheminées de l’ex Petroplus devaient être détruites, jeudi. Seulement, une est restée debout. « C’est la vieille qui se rebiffe », lâche un ancien salarié venu immortaliser l’instant avec son smartphone, en parlant de son ancienne maison. Selon la communication de Valgo, l’acte était volontaire :
C’est bien quatre cheminées qui devaient exploser, mais au dernier moment, une d’entre elles n’a pas été détruite pour des raisons techniques.
Les raisons ne nous ont pas été avancées. La préfecture de Seine-Maritime indique pour sa part que le site de Petroplus est « sécurisé ». Cette cheminée, qui a survécu à l’assaut des explosifs, devrait être mise à terre dans un second temps.
Cette ancienne raffinerie ouverte en 1929 a cessé son activité en 2013. Depuis 2014, le groupe Valgo est chargé de dépolluer le site. D’ici 2023, Valgo s’est engagée à créer 1 000 emplois sur cette future zone industrielle.