Trésors d’époque carolingienne

Trésors d’époque carolingienne

Le couronnement de Charlemagne empereur en l’an 800, marqua l’apogée de la dynastie carolingienne. Gravure de Charles Rochussen, 1878-1880. (Achat en 1881 – © Rijksmuseum d’Amsterdam – Domaine public – www.rijksmuseum.nl)


Stéphane William Gondoin

Extrait du hors-série Abbayes de Normandie

Par Stéphane William Gondoin.


 

Dès la seconde moitié du VIIe siècle, les souverains mérovingiens ont perdu leur autorité au profit d’officiers royaux, les maires du palais. Parmi ceux-ci, les membres de la dynastie des Pippinides occupent le devant de la scène, forts du soutien d’une Église puissante. Grâce à son maillage d’évêchés, de monastères et de paroisses, celle-ci forme la seule structure administrative permanente capable d’encadrer une société à coloration chrétienne croissante.

La future Normandie se retrouve marginalisée dans le royaume des Francs de Pépin le Bref (751-768), et plus encore dans l’empire de son fils, le redoutable Charlemagne (768-814). Au début du IXe siècle, après une série de conflits d’une violence inouïe, particulièrement en Saxe, celui-ci règne sans partage depuis l’Atlantique jusqu’à la Bavière, et de la mer du Nord jusqu’à l’Italie centrale et aux Pyrénées. Les centres de pouvoir, autrefois fixés à Paris, Orléans, Soissons ou Reims, ont maintenant glissé en direction de l’est, plus particulièrement vers la vallée du Rhin et la nouvelle capitale d’Aix-la-Chapelle. Rouen en est éloigné et l’on a plutôt tendance à reléguer dans les monastères de sa province les indésirables de la scène politique. Ainsi le duc Tassilon de Bavière et son fils Théodon, contraints de recevoir la tonsure à Jumièges en 788. Tel père, tel fils : en 751, Pépin le Bref avait déjà expédié méditer derrière les murs de Fonte…

 

Il vous reste 93 % de cet article à lire.


 



Abonnement Patrimoine Normand
Patrimoine normand

Les commentaires sont fermés.

Fabriqué avec WordPress | Theme: SpicePress par SpiceThemes