Un homme armé d’un fusil de paintball a donné du fil à retordre à des policiers municipaux du Grand-Quevilly (Seine-Maritime), lundi 27 mai 2019. Leur véhicule a été attaqué à la barre de fer. (©DR)
Les riverains inquiets ont prévenu la police municipale, après avoir vu un homme « avec une arme longue », lundi 27 mai 2019 au Grand-Quevilly (Seine-Maritime). Si l’arme était factice, l’intervention n’en a pas été moins dure : son propriétaire interpellé a tout fait pour être libéré, appelant des amis en renfort, qui ont pris les policiers à partie, frappant notamment sur leur véhicule à l’aide d’une barre de fer.
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Un policier municipal blessé par des éclats de verre
Il était environ 20 heures, rue du 11-Novembre, quand les municipaux sont arrivés. Ils avaient été alertés par des voisins, pour un homme « avec une arme longue » — un fusil de paintball, en réalité — accusé d’avoir commis « des dégradations ». Sur place, les policiers ont voulu contrôler l’homme, réfractaire. Menotté, il s’est rebellé et « a fait appel à d’autres individus pour qu’ils le libèrent », explique une source judiciaire :
Là, les policiers municipaux ont été pris à partie. Un individu a tapé sur leur véhicule à coups de barre de fer, brisant les vitres. Un policier a été blessé par des éclats de verre.
S’il n’avait pas eu « le réflexe de baisser la tête, il se prenait la barre de fer », nous indique une autre source. Le policier blessé a été pris en charge pas les pompiers et transporté à l’hôpital.
Les deux pare-brises de la voiture des policiers municipaux ont été brisés à coups de barre de fer. (©DR)
Un homme interpellé et placé en garde à vue
En mauvaise posture, les municipaux ont appelé la police nationale à la rescousse avant de quitter les lieux, tandis que l’homme interpellé prenait la fuite, menotté. Ce sont des policiers de la brigade anti-criminalité qui lui ont mis la main dessus, aux alentours de 20h30, alors qu’il était dans une voiture allée Marc-Dubuc.
Ils l’ont interpellé et placé en garde à vue. Désormais, les policiers procèdent aux vérifications afin d’être certains que l’homme interpellé par la Bac, âgé de 25 ans, correspond bien à celui qui avait le fusil factice. En effet, les policiers estiment qu’il faut plus d’une demie-heure pour se défaire d’une paire de menottes, et que le premier individu aurait pu donner une fausse identité lors de son contrôle par les municipaux.