Sarah Lenka, la nouvelle voix du jazz sera présente au festival Archéo-Jazz, près de Rouen

Sarah Lenka, la nouvelle voix du jazz sera présente au festival Archéo-Jazz, près de Rouen

Sarah Lenka signe un quatrième album, « Women's Legacy » qu'elle présentera le 28 juin 2019 lors de l'Archéo-Jazz.

Sarah Lenka signe un quatrième album, « Women’s Legacy » qu’elle présentera le 28 juin 2019 lors de l’Archéo-Jazz. (©Thierry Chion)

Elle est venue rencontrer l’équipe organisatrice du festival Archéo-Jazz qui se déroule à Blainville-Crevon, au nord de Rouen (Seine-Maritime), du 26 au 29 juin 2019, Sarah Lenka s’y produira le 28 juin 2019.

Lire aussi : Festival Archéo jazz 2019, près de Rouen : les premières têtes d’affiche dévoilées

« La voix évolue »

76actu : Jérôme Benet, patron de l’Archéo-jazz, ne cesse de parler de votre voix qu’il trouve extraordinaire. Comment l’avez-vous travaillée ?
Sarah Lenka : C’est comme ça, j’ai une voix, on naît avec un timbre particulier, on ne choisit pas. J’essaie d’être sincère dans ce que je chante, tout simplement.
La voix évolue. Ce qui se travaille, c’est d’enlever toutes les mimiques qu’on peut avoir, moi ça m’aide à me débarrasser d’autres artifices. J’ai retrouvé une simplicité.

Pourtant vous aviez choisi les Beaux-Arts comme première orientation artistique.
Je crois que c’était un faux choix d’après bac (rire). Après les Beaux-arts je suis partie dans une école de musique en Angleterre. Quand je faisais cette école de musique, je faisais tout mal, je jetais le micro, etc. J’ai rencontré des gens de cultures différentes et je me suis rendu compte qu’on partageait les mêmes émotions. Nous vivions un rêve collectif.
J’ai toujours été très folk dans mes goûts musicaux, j’aimais aussi la musique anglaise et afro.
En Angleterre, les profs me disaient que j’avais une voix faite pour le jazz, mais il n’y avait pas de cour de jazz. J’ai rencontré un contrebassiste américain avec qui j’ai commencé.

VIDÉO. Écoutez Sarah Lenka : 

Finalement c’est à votre retour en France que tout s’est déclenché.
Je suis rentrée en 2004 et tout s’est concrétisé à Paris. J’ai fait des ateliers jazz avec une chanteuse et aussi quelques musiciens. Et j’ai rencontré des musiciens, notamment le Rouennais Florent Gac. Mais je n’avais pas leur savoir musical, j’apportais une vision novice du jazz. C’est le fond qui m’intéresse.

Des titres choisis en fonction des paroles

Comment avez-vous choisi les chansons composant votre quatrième album Women’s Legacy ?
J’ai toujours été intéressée par l’histoire de la femme, comment elle a exprimé ses souffrances, les abus… À force de creuser dans les différents répertoires j’ai retrouvé des chants de femmes afro-américaines de la fin du XIXe, début XXe siècle. À la base, ce sont des chants qui sont devenus par la suite revendicatifs. La première chanson de mon album, Freedom song se situe entre la revendication et la guérison. C’est entre le silence et l’impossibilité de s’exprimer.

Ce sont des work songs, pas des chants d’esclavage. Elles chantent ce qu’elles étaient et ce qu’elles ont fait. J’ai effectué mes choix par les paroles. J’adore Bessie Jones par exemple, au même titre que d’autres chanteuses. Elles parlent de leur maltraitance et parviennent à mettre de l’humour dans leurs textes. Mais il n’y a pas que ça dans mon album puisque je reprends une vieille ballade écossaise du XIVe siècle. Là, ce n’est pas revendicatif. Elle ne parle pas de sa condition.
Le public c’est la notion du partage, de la continuité du travail. J’aime faire sortir le public des cases qu’il s’est fixé et on sort de quelque chose d’exclusivement musical. C’est ce que j’aime sur scène.

Lire aussi : CARTE. Voici notre sélection des festivals musicaux de l’été en Normandie !

Infos pratiques :
Sarah Lenka joue en première partie de Charlie Winston, vendredi 28 juin 2019, festival Archéo-Jazz, vieux château de Blainville-Crevon.
Tarifs de 27 à 31 euros.

76actu

Les commentaires sont fermés.

Fabriqué avec WordPress | Theme: SpicePress par SpiceThemes