Routes à 80 km/h : le Département de Seine-Maritime attend un peu avant de relever la vitesse

Routes à 80 km/h : le Département de Seine-Maritime attend un peu avant de relever la vitesse

Des avocats spécilaistes en droit de la route affirment que des milliers de PV peuvent sauter. La Sécurité Routière voit rouge et dément.

Le Département de Seine-Maritime préfère attendre l’avis Collège départemental de sécurité routière avant de relever la vitesse à 90 km/h sur certaines routes. (©Conseil départemental du Loiret/CC)

Depuis juin 2019, les Départements peuvent décider de relever la vitesse à 90 km/h au lieu de 80, sur les axes dont ils ont la charge. En Seine-Maritime, les élus préfèrent attendre pour se donner le temps d’évaluer encore les effets de la nouvelle limitation de vitesse avant de décider d’y renoncer.

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« Le nombre de morts est en diminution »

« La possibilité de relever à 90km/h la vitesse maximale autorisée, doit être réfléchie et mise en œuvre avec le plus grand discernement », indique le Département. Pourquoi cette prudence ? Le président Pascal Martin, constate que « le nombre de morts sur les routes départementales de Seine-Maritime est en diminution de 64 % entre juin 2018 et juin 2019, soit 9 vies épargnées en une année ». En 2018 également, le nombre de morts avait été inférieur à 2017, avec 46 tués contre 51.

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Avant de prendre toute décision, Pascal Martin indique à 76actu qu’il saisira le Collège départemental de sécurité routière (CDSR) « afin qu’il examine de manière précise et documentée la physionomie et l’accidentologie des routes ». Charge donc à ce collège par la suite, d’énoncer les gains à retirer d’un relèvement de la vitesse et les tronçons concernés. La date de la saisie du CDSR n’est pas encore connue.

La mesure fête ses un an

Il y a tout juste un an, en juillet 2018, le gouvernement décidait d’abaisser la vitesse à 80 km/h sur 400 000 kilomètres de routes secondaires à double sens sans séparateur central. Les critiques contre cette mesure ont obligé le Premier ministre Édouard Philippe à infléchir sa position.

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Le 16 mai 2019, il avait déclaré qu’il ne voyait « aucun inconvénient » à laisser les présidents des conseils départementaux assouplir la mesure très controversée. Le 6 juin 2019, les députés ont donné la possibilité aux présidents de Département de relever la limitation à 90 km/h sur certains tronçons.

76actu

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