Rouen, partenaire de l’appli Umay pour lutter contre le harcèlement de rue

Rouen, partenaire de l’appli Umay pour lutter contre le harcèlement de rue

Mercredi 25 mai 2022, Rouen est devenue la première ville normande partenaire de l’appli Umay qui permet de lutter contre le harcèlement de rue.Comme souvent, c’est de l’expérience – ici malheureuse – que provient la solution. Il y a quatre ans, Pauline Vanderquand est victime d’un harcèlement de rue à Aix-en-Provence où elle réside. Afin de se protéger de son harceleur très menaçant, elle demande de l’aide à l’entrée de plusieurs établissements d’une rue très animée qui lui ferment la porte et refusent de lui porter secours.Un an plus tard, la jeune femme fonde Umay, qui sera mis en service à Aix-en-Provence. Depuis le 8 mars 2019, l’appli permet à ses utilisateurs de sécuriser leur déplacement et de signaler les harcèlements de rue.Une lutte dans laquelle s’est engagée depuis plusieurs années la Ville qui a décidé de devenir partenaire d’Umay pendant les trois prochaines années. « Au début du mandat, on a reçu des témoignages importants de harcèlement d erue, explique Kader Chekhemani, adjoint à la Tranquillité publique. Nous les avons pris très au sérieux et nous travaillons pur apporter des solutions dont Umay fait partie. Le harcèlement de rue est extrêmement complexe et difficilement quantifiable car les personnes ne vont pas tout de suite porter plainte. Grâce à Umay, on va pouvoir avoir une vision claire de ce qui se passe et où. »En effet, la personne qui utilise l’appli pour se déplacer peut y signaler en temps réel un fait de harcèlement de rue ainsi que sa localisation. Ces données, entièrement anonymes et confidentielles, sont transmises directement à la Ville qui peut ensuite cartographier les lieux dits peu sûrs de la commune. Cette dernière peut également envoyer directement sur place des agents de la police municipale afin de garantir davantage de sécurité aux passants.Umay peut être utilisée de jour comme de nuit aussi bien par des femmes que des hommes.Suivi du trajet en temps réel et « safe place »Une fois mise en service, le trajet est envoyé à des contacts de confiance qui peuvent ainsi suivre en temps réel la personne. En cas de problème, ce dernier peut appeler la personne qui se déplace dans la rue, se rendre sur place ou alerter la police.L’autre intérêt de l’appli réside dans ce que Pauline Vanderquand, présidente d’Umay, appelle les « safe place ». Ces lieux de mise en sécurité sont en fait des bars, des commerces, des rstaurants, des boîtes de nuit dans lesquels peuvent s’abriter les personnes harcelées en attendant la police, un proche ou un taxi. Rouen en dispose déjà d’une quarantaine, tous situés dans l’hypercentre ville pour le moment, et repérables grâce à un macaron apposé sur leur devanture. Comme le souligne Pauline Vanbderquand, les personnels sont tous formés par la start-up afin d’être en capacité d’écouter de façon neutre le récit de la victime accueillie dans l’établissement.D’ici à la fin de l’année, Rouen espère compter une centaine de « safe place » sur son territoire et d’y inclure les mairies annexes, des maisons de quartier et d’autres lieux municipaux.Disponible dans le monde entier, Umay est utilisée quotidiennement par 30 000 personnes, dont 70 % de femmes.Plus d’infos sur le site Internet de l’appli Umay   

Rouen.fr

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