PORTRAIT. Originaire de Caen, Thibaud rend les Australiens accros aux produits français !

PORTRAIT. Originaire de Caen, Thibaud rend les Australiens accros aux produits français !

Thibaud de Caen est installé en Australie depuis 12 ans.

Thibaud de Caen est installé en Australie depuis 12 ans. (©Solène Poret)

Solène Poret, qui est domiciliée à Gommerville près du Havre (Seine-Maritime) fait partie des cinq jeunes de Normandie sélectionnée par l’agence Normandie Attractivité pour participer à la seconde édition de Normands autour du Monde. Pendant trois semaines, Solène va dresser les portraits de Normands expatriés en Asie du Sud-Est et Océanie. Cette semaine, elle a rencontré Thibaut Guigues, originaire de Caen qui vit en Australie depuis 12 ans. 

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 Il a fondé une famille en Australie

Thibaut Guigues a 36 ans et est originaire de Caen. Il vit en Australie depuis 12 ans avec une femme australienne et deux enfants. Il a fondé sa société Le Comptoir Francais, une boutique en ligne qui offre une sélection de vêtements et linge de maison français. Il est également le distributeur pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande de Saint James, 727 Sailbags et Soway.

Comme il lui restait un peu de temps, il préside le Festival Français de Brisbane, une organisation qui organise chaque année un week-end de célébrations autour du 14 Juillet.

Un parcours international dès le baccalauréat en poche

« J’ai eu la chance de partir après le lycée, une « gap year » d’un an dans une famille d’accueil au Texas pendant dix mois. Je suis revenu avec un bagage anglais bien plus intéressant pour démarrer une école de commerce. Sur les trois années d’études, j’ai choisi le parcours international avec un an et demi en Angleterre, à Londres », explique Thibaud. 

Après ses études en école de commerce, il est parti travailler en Australie. Il avait une spécialité en marketing et communication, qui sont différemment enseignés ici : il a donc commencé à travailler dans l’achat et l’export vers les îles françaises du Pacifique.

C’était différent de ce que j’avais appris à l’école, j’ai donc changé de voie mais l’aspect logistique m’a montré qu’on pouvait s’en servir pour créer un business de vente des produits français. J’ai donc utilisé mon expérience australienne pour créer ma société il y a quatre ans. 

Il s’est rendu compte de l’atout du français pour faire connaître les belles marques représentatives de notre pays, très appréciées en Australie. Et pourquoi l’Australie, destination très prisée des français après leurs études ? « L’Australie est raison de cœur puisque ma femme est Australienne. Et il faut dire que Queensland est attirant pour un normand puisqu’on l’appelle le sunshine state. J’adore la Normandie mais les jours de soleil là-bas sont l’équivalent de la pluie d’ici. »

« On se fond assez facilement dans la culture australienne » 

À la question, est-ce que tu as rencontré des difficultés avec les débuts de l’expatriation à l’autre bout du monde, Thicaud répond en souriant.

Culturellement l’Australie reste proche des pays occidentaux et ce n’est pas un réel dépaysement. On se fond assez facilement dans la culture australienne. J’essaie de revenir tous les deux ans dans ma Normandie natale avec les enfants. Avec le travail j’ai l’occasion de rentrer en France pour voir mes fournisseurs et je joins l’utile à l’agréable en visitant ma famille. C’était d’ailleurs l’une des idées derrière le business, pour pouvoir rentrer plus régulièrement.

Thibaud se dit : « Toujours très content de voir l’architecture. C’est toujours lorsque l’on part d’un endroit et qu’on revient avec un nouveau regard, une vision nouvelle que l’on se rend compte du milieu dans lequel on évoluait. J’ai redécouvert la beauté de Caen avec cet œil nouveau alors que je traversais ces rues tous les matins pour aller au lycée ! »

Et quand il parle de la Normandie aux Australiens : « en général ils connaissent le nom mais la destination la plus populaire en France pour les Australiens est le Nord, sur les champs de bataille de la première guerre mondiale où les Australiens ont été très présents. Tous les ans ils commémorent cet événement. » 

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Ils me parlent d’un village « Villers bretonneux » en Somme où se situe leur mémorial national qui est dédié à tous les morts australiens sur le front occidental lors de la Première Guerre mondiale. Je ne connaissais pas ce village avant de vivre ici.

Thibaut inverse les rôles en leur parlant des richesses de la Normandie qui leurs sont parfois inconnues, d’Étretat au Mont-Saint-Michel en passant par la tapisserie de Bayeux. Il a l’habitude de mettre en valeur sa culture française et son pays, notamment lors du Festival français de Brisbane qu’il préside.

En 2020, l’association à but non lucratif célébrera ses dix ans : elle a le soutien des gouvernement locaux, de l’ambassadeur et du consulat de France. « L’objectif est de faire découvrir notre culture autour d’un marché, d’une scène rassemblant une centaine d’artistes. Tout cela permet de créer une immersion française, d’y approfondir certains sujets tels que les champagnes, la peinture, la création de son parfum … Au bar, une sélection de boissons avec ou sans alcool mais constitué uniquement de produits français ! »

Y verra-t-on des produits normands pour fêter les dix ans du festival en juillet 2020 ?

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Solène Poret

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