Portrait du mag : Quentin Ménétrier, Monteur attitré

Portrait du mag : Quentin Ménétrier, Monteur attitré

Le festival du court métrage britannique This is England, qui fête ses 10 ans du 12 au 21 novembre, a son technicien à lui : le professionnel du montage Quentin Ménétrier, responsable des sous-titres depuis l’origine.Happy birthday This is England ! Fier de ses 10 ans d’existence, ravi de ses 10 ans de collaboration avec Quentin Ménétrier, directeur technique au rôle mo(n)teur. C’est lui qui a toujours réalisé les sous-titres de ce festival so british 100% V.O.S.T. Passé à la trappe par la faute de la Covid-19 l’année dernière, This is England revient gonflé à bloc avec une 10e édition riche de 96 courts métrages, soit la programmation 2020 plus celle de 2021. Fictions, animations, documentaires. Deux ou trois long métrages en prime. Des milliers d’écoliers, de collégiens et de lycéens attendus au Kinépolis. Le festival, émanation de l’association Rouen Norwich Club, repose sur une équipe de 27 personnes (dont beaucoup d’enseignants).Parmi ces acteurs, l’indispensable Quentin Ménétrier, Mister sous-titres, interlocuteur unique du projectionniste pendant le festival. « J’étais en 1re année de BTS Audiovisuel au lycée Corneille, section montage, quand This is England a émergé. Au bout de deux mois de cours, on a eu un exercice de sous-titrage à partir de films prévus pour la 1re édition. Mon prof a demandé « Qui veut en faire davantage ? ». J’ai dit « Moi ! Moi ! ». Un peu plus tard, il m’a présenté au fondateur du festival, Christophe Thierry : « Tiens, voici ton directeur technique. » Ça a été mon 1er salaire, après même pas trois mois de formation… »Le lien entre This is England et les élèves du BTS Audiovisuel perdure : ils assurent chaque année un tiers du sous-titrage (les bandes-annonces, aussi). Le reste revient à l’autoentrepreneur Quentin Ménétrier, prestataire technique officiel du festival. Un natif de Rouen spécialiste du montage, dont l’activité privilégie les clips et les captations vidéo de concerts. « On reçoit un bon millier de films par an. On demande un script voire une liste de dialogues ou des fichiers sous-titres, en anglais, confiés aux traducteurs. Ensuite j’interviens pour créer les sous-titres. C’est un travail de l’invisible : si le sous-titre saute aux yeux, c’est qu’il y a une erreur, une faute de frappe. Un film représente entre 50 et 200 lignes. »Travail de l’ombre, travail de fourmi, où tout est calibrage, calage, synchronisation. Réécriture, au besoin, pour adapter les paroles aux images. « Je suis bilingue. Il m’est déjà arrivé de traduire un petit court métrage. A l’âge de deux ans j’avais une Game Boy dans les mains. Je suis vite devenu un grand consommateur de contenus en anglais : jeux vidéo, musique, séries. Je n’aime pas les versions françaises. »Quentin Ménétrier a grandi avec This is England. « Ce festival est une chance pour les scolaires. J’aurais adoré le vivre quand j’étais enfant. » Du haut de ses 27 ans, il est en ce moment en immersion totale dans les productions à l’affiche du 10e opus. Derrière son ordinateur, en tête à tête avec le logiciel de sous-titrage Aegisub. « Pendant le mois qui précède l’ouverture, je ne vois pas la lumière. Je finis sur les rotules ! » This is England en V.O. bien la peine.Plus d’informations : www.thisisengland-festival.com

Rouen.fr

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