L’Elan fêtera ses 50 ans le 27 juin. L’association à but non lucratif œuvre pour la protection de l’enfance et l’accompagnement des familles. Isabelle Colly-Favré en est la directrice depuis quatre ans.Cinquante ans. Une durée de vie exceptionnelle pour une association qui n’a jamais cessé de s’adapter à l’évolution de la société. A l’origine patronage pour jeunes filles placées à l’assistance publique jusqu’à leurs 21 ans, l’Elan se transforme en association en 1972, après la signature d’une convention avec les pouvoirs publics. Et devient au fil du temps un acteur majeur de la protection de l’enfance. Depuis, elle accompagne chaque année 1 000 enfants par le biais d’une cinquantaine de salariés tels des éducateurs spécialisés, des psychologues et des assistants de service social.Pouvoir faire bouger les lignesIsabelle Colly-Favré a rejoint l’association il y a quatre ans. A la demande du président André Calentier, elle ne devait y faire qu’un intérim de 4 mois au poste de direction. Elle en est la directrice depuis quatre ans. Le regard direct et la poignée de main ferme, Isabelle Colly-Favré a l’engagement chevillé au corps. Cette juriste de droit privé, spécialisée en droit du travail, a trouvé dans l’Elan une autre façon de défendre les plus faibles : « J’ai toujours été animée par les questions humaines et par le fait de soutenir une cause d’intérêt général. Et la protection de l’enfance est une belle cause. »Son parcours dans le médico-social et dans le milieu associatif la fait intervenir à l’Elan il y a quelques années. A l’époque, elle ne s’imaginait pas en prendre la tête plus tard. « Ce que j’aime ici, c’est de pouvoir faire bouger les lignes. En tant qu’acteur de terrain, nous sommes en mesure de faire remonter les idées pour faire évoluer la protection de l’enfance. Nous sommes force de proposition auprès des pouvoirs publics. » Maintenir le lien avec le milieu familialSur saisie des institutions, l’association mène différentes missions qui ont toutes pour but de maintenir les enfants dans leur milieu familial. En accord avec les familles, elle apporte une aide sociale à l’enfance sous forme de conseils éducatifs, d’écoute, d’accompagnement dans le but d’améliorer les relations entre les adultes et les plus jeunes. C’est une mesure de soutien à la parentalité. Elle peut intervenir à la demande d’un juge des enfants dès lors que les responsables de l’autorité parentale ne sont plus en capacité de remplir leur rôle ou que la santé, la sécurité ou l’éducation de l’enfant sont compromises.Dans ce cadre judiciaire, elle est amenée aussi à réaliser une investigation au sein de la famille, suite à signalement d’enfant en danger, qui aidera le magistrat à prendre la décision la plus juste. « Malgré les difficultés qu’elle traverse, chaque famille a des compétences et des ressources, précise Isabelle Colly-Favré. J’ai vraiment le sentiment d’avoir une grande utilité sociale. » Pour redonner un élan salvateur à ceux que la vie, à un moment donné, a mis à l’épreuve.