Parcs et espaces verts : comment la Ville de Rouen s’adapte à l’été et à la canicule

Parcs et espaces verts : comment la Ville de Rouen s’adapte à l’été et à la canicule

Un dispositif spécial est mis en place à Rouen pour venir en aide aux végétaux en souffrance dans les espaces verts de Rouen pendant la canicule de juillet 2019.

Un dispositif spécial est mis en place à Rouen pour venir en aide aux végétaux en souffrance dans les espaces verts de Rouen pendant la canicule de juillet 2019. (©MN/76actu)

Depuis le mois de juillet 2019, la Normandie connaît une vague de chaleur sans précédent. Rouen (Seine-Maritime) vit même la première alerte rouge canicule de son histoire avec plus de 40°C attendus jeudi 25 juillet. Les plantes subissent autant la situation que les habitants. Les jardiniers de la Ville font leur maximum pour les aider à passer cet épisode extrême.

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Un risque de mortalité

Chaque été, les espaces verts font l’objet d’une prestation spécifique, notamment pour l’arrosage des jardinières en suspension, des jeunes arbres et des espaces verts sensibles. « Les équipes commencent à intervenir à 5 heures du matin pour un arrosage optimal », indique la Ville. La canicule vient encore corser les choses. A situation exceptionnelle, dispositif exceptionnel, « même si l’exceptionnel se répète depuis 3 ans », souligne la Ville, avec des températures et un soleil bien au dessus de la normale.

Les horaires des équipes sont aménagés afin qu’elles puissent travailler dans de bonnes conditions. Les plantes elles aussi s’adaptent, en limitant leur consommation d’eau, faisant chuter leurs feuilles précocement ou leurs branches, en se laissant dépérir… L’impact de la météo nécessite donc une attention toute particulière afin d’adapter les missions.

Il faut par exemple lutter contre la prolifération du liseron, lorsque les végétaux de surface sont en souffrance, ou encore gérer les feuilles que les arbres perdent par mesure de protection sur tout le territoire rouennais. Sur les quais bas rive gauche, où les espèces plantées ne sont pas forcément adaptées aux conditions actuelles, l’arrosage est ciblé, notamment sur les quais, comme le précise la Ville :

Pour les espaces métropolitains ,il est arrosé les végétaux les plus en souffrance et qui présentent un risque de mortalité avéré, représentant une perte patrimoniale importante ou par le genre ou par le nombre. Il n’est pas question d’arroser pour la croissance et le développement, juste pour la survie.

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Une répétition des phénomènes extrêmes préoccupante

Les signes de mortalité présentés par certains végétaux des quais de la rive gauche restent à vérifier, certains pouvant « se mettre en repos végétatif prématurément pour passer l’épisode ». Au jardin des Plantes, autre poumon vert de la ville, l’évapotranspiration des végétaux est également très importante. La strate arbustive, composée de petits arbustes ou buissons, sèche et meurt rapidement. Le reste des végétaux ne se porte pas beaucoup mieux :

Les arbres sélectionnent des branches qu’ils activent dans la mortalité. Cela induira une mortalité plus précoce des arbres, notamment à cause des stress répétitifs. L’ensemble des végétaux qui vivent en temps normal dans les milieux frais sont en souffrance.

Il est nécessaire de compenser avec un apport d’eau. Avec la sécheresse, les cuves de récupération des eaux pluviales sont vides. L’arrosage se fait essentiellement la nuit, moment ou l’évaporation s’avère plus faible.

L’arrosage est important car il permet de créer de la fraîcheur en plus d’hydrater les plantes. Les sols inertes sont de plus en plus nombreux. Si nous n’arrosons pas les espaces (pelouses, allées, etc.), la température augmentera plus encore.

Dans les toutes nouvelles serres du jardin botanique, les plantes ne sont pas non plus à l’abri. Malgré la ventilation et l’arrosage, l’effet serre est accentué et les jardiniers constatent une « cuisson des plantes ». Les mesures exceptionnelles permettent de sortir des épisodes de canicule sans trop de casse, mais la répétition des phénomènes extrêmes reste préoccupante. Sur le long terme, elle provoque l’affaiblissement des végétaux.

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