Au Havre (Seine-Maritime), le député Jean-Paul Lecoq lance une ultime tentative pour réussir l’union de la gauche. (©Raphaël Tual/76actu/archives)
Huit mois après le premier appel à l‘union de la gauche au Havre (Seine-Maritime), le député et candidat PCF Jean-Paul Lecoq a réitéré mercredi 5 février 2020, son offre auprès des écologistes et socialistes qui font, eux, cause commune. La donne a changé avec la déclaration de candidature d’Edouard Philippe, vendredi 31 janvier 2020. Ce nouvel appel sera-t-il cette fois suivi ?
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20 jours pour convaincre
Le 27 février à 18 heures, il sera trop tard ! Jusqu’à la clôture des dépôts de candidature, Jean-Paul Lecoq, le premier sur la ligne de départ pour la mairie du Havre en juin 2019 peut espérer. Et il y croit encore même si son appel à l’union de la gauche lancée dès son annonce officielle n’a pour le moment pas opéré du côté des écologistes d’Alexis Deck et des socialistes de Mathieu Brasse qui feront liste commune. Lutte Ouvrière fera également cavalier seul avec Magali Cauchois en tête de liste. Pour le moment donc, le député communiste peut compter sur La France Insoumise qui « malgré des désaccords », à la mi-janvier a annoncé se rallier au député.
Les dés semblaient jetés donc… C’était sans compter sur un ultime appel lancé par Jean-Paul Lecoq via les réseaux sociaux et un communiqué de presse mercredi 5 février :
Nous nous adressons une nouvelle fois aujourd’hui à Europe Écologie Les Verts et ses partenaires, pour bâtir une réponse commune face au Premier ministre aux élections municipales.
Et pour convaincre, le député insiste justement sur l’urgence écologique : « Nous avons des valeurs et des propositions communes. Face à Édouard Philippe et à la macronie, il convient par conséquent de nous rassembler pour répondre ensemble aux urgences écologiques, sociales et démocratiques. »
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Une porte… entrebâillée
L’ancien maire de Gonfreville-l’Orcher ne veut pas revivre les résultats de mars 2014, quand le candidat alors UMP Édouard Philippe avait été élu dès le premier tour avec 52,04 % des votes. Usant des termes de « responsabilité » pour les forces de gauche, « exigence forte » des électeurs, Jean-Paul Lecoq veut faire plus qu’inviter à « venir en discuter » ! Il veut « son » rassemblement.
À l’image de celui que voudrait Alexis Deck ? « Nous avons repris contact via nos directeurs de campagne ce matin. Encore une fois la porte n’est pas fermée. » Un semblant d’espoir ? L’élu d’opposition réagit sur la forme et le fond, laissant finalement présager d’une porte entrebâillée.
Sur la forme d’abord : « Je regrette vraiment que Jean-Paul Lecoq ait préféré utiliser les réseaux sociaux ou le communiqué de presse pour nous inviter à reprendre contact. Il aurait pu le faire de vive voix ou via nos directeurs de campagne. » Et sur le fond : « Notre projet repose sur la construction d’une transition écologique et solidaire au Havre. L’enjeu, ce n’est pas seulement de battre Édouard Philippe. »
Le candidat EELV est ouvert et attend donc les propositions de Jean-Paul Lecoq. De places sur les listes et de postes, il sera question si et seulement si… les contacts repris donnent lieu à de vraies discussions.
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