À l’étage de la Cantine, restaurant associatif de la rue Eau-de-Robec, quelques membres du collectif Fiers de Rouen se sont présentés à la presse, lundi 4 novembre 2019. (©RT/76actu)
« On a l’impression que le programme va venir de nous », Marie Desbordes, médecin psychiatre a fait le choix de s’investir pour la campagne de Nicolas Mayer-Rossignol. Elle a rejoint le collectif Fiers de Rouen, initié par le candidat aux élections municipales et métropolitaines de mars 2020. L’ancien président de la Région Haute-Normandie revendique 2 000 membres, soit le nombre de personnes qui suivent la page Facebook du collectif.
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« 500 contributeurs » pour le programme
« Si tout le monde connaît mon engagement [au Parti Socialiste et aux côtés de Valérie Fourneyron et d’Yvon Robert, NDLR], il est nécessaire de rassembler », précise le conseiller municipal et régional.
Lundi 4 novembre 2019, à l’étage du restaurant associatif La Cantine, Nicolas Mayer-Rossignol a souhaité présenter « un échantillon » des quelque « 500 contributeurs » qui participent à l’élaboration de son programme. « Ce n’est pas une liste, tout le monde n’a pas envie d’être élu », souligne Nicolas Mayer-Rossignol, mais tous participent aux réunions publiques et aux ateliers thématiques. L’élu veut se démarquer de ses concurrents par la « démocratie permanente » : « Ce qu’on développe doit être perpétué après mars. »
« C’est la première fois que je m’investis »
Le patron de la librairie l’Armitière, Matthieu de Montchalin, a été séduit par le candidat : « J’ai envie d’un Rouen qui se projette. On ne m’a pas demandé pour qui j’ai voté aux dernières élections ou d’être un bon petit soldat partisan. » Marie-Andrée Malville, galeriste, a également aimé qu’on ne lui demande pas « d’où [elle] vien[t] politiquement ».
On expérimente une forme de démocratie directe, on imagine des améliorations.
Le directeur sportif du Taekwondo élite 76, Alan Inséqué, souhaite aider cette personnalité « de terrain » qui est « venu nous écouter, sans nous promettre plus de subventions » : « C’est la première fois que je m’investis comme ça. »
Un programme arrêté en janvier
Nicolas Mayer-Rossignol s’est donné jusqu’à « fin décembre pour co-construire ; le portage du projet se fera en janvier ». Déjà, il laisse apparaître une idée : la gratuité des transports en commun. « Il faut étudier sa faisabilité. » En attendant, ce père de famille de 42 ans assure se laisser influencer par le collectif : « L’enjeu environnemental a émergé tout de suite. Ils m’ont fait comprendre que cet enjeu devait être transversal à l’ensemble des politiques. »
En plus de son site internet — où les contributions sont possibles — et des réunions publiques, cet ingénieur se sert de l’application Vooter pour donner l’occasion aux Rouennais de donner leurs avis.
À Nicolas Mayer-Rossignol de prouver que cette « co-construction » ne restera pas qu’une « impression ».
Informations pratiques :
Réunion publique jeudi 7 novembre, à la MJC Grieu, à 19 heures.
« La Ruche », samedi 9 novembre à la Halle aux toiles, avec conférences et intermèdes musicaux, à partir de 14h30.