Lionel Descamps a présenté une partie de sa liste lors d’une réunion publique à la Halle aux toiles, à Rouen, lundi 13 janvier 2020. (©RT/76actu)
Le candidat aux élections municipales de Rouen (Seine-Maritime), Lionel Descamps a lancé sa campagne en présentant une partie de sa liste, lundi 13 janvier 2020. La réunion publique a été organisée à la Halle aux toiles. Si sa liste « Rouen, notre commune » porte ce nom, c’est que ce collectif est opposé à la métropolisation de la vie locale et se bat pour « une réappropriation citoyenne » de la ville :
On fait de Rouen une coquille vide avec de nombreuses compétences transférées à la Métropole.
Lire aussi : INTERVIEW. Lionel Descamps, candidat : « Nous voulons rendre le pouvoir aux Rouennais »
Le candidat aux #Municipales2020 à #Rouen Lionel Descamps (LFI), lance sa campagne ce soir en présentant le programme de sa liste « écologique et citoyenne » « Rouen, notre commune ». Une liste « plus large que La France Insoumise » pic.twitter.com/fVLbcPnJP4
— Raphaël Tual (@raphtual) January 13, 2020
« Je ne supporte plus la Macronie »
La liste « citoyenne et écologique » de Lionel Descamp est constituée de militants « à gauche toute », proche ou membres de La France Insoumise, même si l’enseignant de 37 ans souhaite élargir ce cadre.
Gaëlle, auxiliaire de vie, a décidé de s’engager parce qu’elle souhaite « aller chercher les personnes qui, comme moi, ont beaucoup de mal à s’exprimer en public ». Elle dit sentir « tellement de détresse » qu’elle avait « besoin d’agir ». Emmanuelle, ancienne professeure d’Espagnol, est militante à La France Insoumise, comme la tête de liste : « La Macronie m’a fait réagir. Je ne les supporte plus. »
Basil, étudiant rouennais, a lui aussi subi « un choc » avec « l’arrivée de Macron » :
Je veux m’engager au petit niveau de la municipalité pour contrer ce personnage et faire avancer ma commune.
« Où les gens ne subissent pas, mais fond »
Juliette aussi a envie de « donner une autre place aux citoyens », car comme le constate un avocat, membre de la liste et du Parti de Gauche, « il y a un souci de citoyenneté et de démocratie à Rouen ». Nathan, réparateur de vélo, imagine « une ville où les gens ne subissent pas, mais fond ».
C’est pour répondre à toutes ces attentes que le programme de « Rouen, notre commune » s’est construit. Il n’est pas complètement ficelé, notamment en matière culturel, même si dans ce domaine l’équipe de Lionel Descamps compte s’appuyer un maximum sur le programme de la France Insoumise.
Transports gratuits, une avenue verte rue Jeanne-d’Arc…
Le projet « Changeons d’air » avance des propositions en matière de citoyenneté avec par exemple le référendum d’initiative populaire, la rénovation des élus, la délocalisation du conseil municipal. En matière économique, Lionel Descamps veut en finir avec les délégations de service public : « Les parkings sont très chers et ça ne rapporte rien. » De plus, il aimerait faire venir des « paysans » sur une zone maraîchère qu’il visualise à la place du Castorama de la route de Lyons la forêt.
Sur le plan de la lutte contre la précarité, ce groupe propose de titulariser l’ensemble du personnel municipal, dans le but de « faire des villes de résistance face à l’État, qui transfère les compétences, sans l’argent ». « On ne veut pas gérer l’austérité, parce que cela abouti à vouloir fermer les douches municipales comme le voulait Yvon Robert », lance Lionel Descamps. Il promet aussi de prendre des arrêtés anti-expulsion et d’aider le plus possible les « plus défavorisés », comme « les migrants et les gens du voyage ».
Sur le volet écologique, Lionel Descamps souhaite instaurer « la règle verte » afin que « toutes les propositions soient prises sous le prisme écologique », diminuer le nombre de voitures en ville, s’opposer au contournement Est, étendre les horaires des transports en commun et assurer leur gratuité pour tous ou encore, faire de la rue Jeanne-d’Arc, « une avenue verte », « une esplanade au cœur de la ville ».
Le programme de l’équipe de Lionel Descamps est encore modulable. Tout le monde peut apporter sa contribution sur le site internet « Rouen, notre commune ».