Municipales à Rouen. Le Rassemblement National présente ses mesures liées à la sécurité

Municipales à Rouen. Le Rassemblement National présente ses mesures liées à la sécurité

Le candidat du Rassemblent National aux élections municipales à Rouen (Seine-Maritime), Guillaume Pennelle (deuxième en partant de la gauche), veut que le maire soit première ligne dans la lutte contre la délinquance.

Le candidat du Rassemblement National aux élections municipales à Rouen (Seine-Maritime), Guillaume Pennelle (deuxième en partant de la gauche), veut que le maire soit première ligne dans la lutte contre la délinquance. (©FM/76actu)

Pas de doute et sans surprise, le Rassemblement National, à Rouen (Seine-Maritime) comme ailleurs, mise sur les enjeux sécuritaires pour gagner le maximum de suffrages aux municipales de mars 2020. Un classique pour le parti de Marine le Pen, que la tête de liste rouennaise, Guillaume Pennelle, déjà candidat en 2014, décline dans une série de propositions présentées à la presse, jeudi 23 janvier. 

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« Ménage dans les subventions aux associations »

« La sécurité était très présente dans la campagne de 2014 mais depuis, la situation s’est détériorée, estime le conseiller municipal d’opposition, professeur d’histoire-géographie. Nous assistons à une vague de violence sans précédent, les gens n’osent plus sortir en centre-ville sans risquer de se faire agresser sauvagement. Il faut agir et rétablir la sécurité, dans la mesure des compétences du maire, qui rappelons-le, est officier de police judicaire (OPJ). »

Pour étayer son propos, Guillaume Pennelle n’hésite pas à brandir des faits-divers tragiques, comme l’effroyable meurtre commis dans les Jardins de l’hôtel de Ville, en septembre 2019. À partir de là, le candidat égrène des propositions tous azimuts.

Sur la police municipale, il prône un doublement des effectifs – de 52 agents à 110 -, et un rattachement direct au maire, exit le poste d’adjoint à la sécurité. « Il faut aussi rapprocher la police municipale du centre-ville, aujourd’hui rue Orbe elle est trop à l’écart, et mettre en place des permanences tout le week-end. Par ailleurs il faut que cette police municipale effectue des patrouilles dans les quartiers gangrenés par le trafic de drogue – dont les habitants sont les premiers à souffrir – et dans les cages d’escaliers. »

Tout cela a un coût, mais pour nous cela n’a pas de prix, nous ferons des économies ailleurs. Nous proposons d’utiliser les dotations de la politique de la Ville à la sécurité. Nous ferons  également le ménage dans les subventions attribuées à des associations culturelles, idéologiques et politisées (Ndlr comprendre, à gauche). »

Plus d’agents dans l’espace public

Autre proposition, la création d’une « brigade de l’environnement », pour lutter contre les « nuisances du quotidien », du type dépôts d’ordures ou tags. « Il ne faut pas se mentir, nous avons une ville sale, tout le monde s’en plaint. Les agents seront là dès qu’une infraction sera commise ». Cette présence policière ou d’agents de sécurité dans la ville sera encore renforcée par le déploiement de « brigades dans les transports en commun ». Toujours dans l’espace public, et parce qu’ils sont le lieu « d’actes de violence, de prostitution et de trafics en tous genres », les Jardins de l’hôtel de Ville seront fermés le soir à partir de 20 heures. 

Une autre mesure envisagée se veut plus symbolique, le recours au « rappel à l’ordre », par le maire lui-même. « En cas de délit commis par un jeune, par exemple, le bureau du maire sera le lieu où la loi est rappelée, en présence de la famille. La sécurité est une question de philosophie et de volonté politique. Jusqu’à présent, les élus aux manettes n’ont pas eu cette volonté et ont échoué. Cela doit changer, le maire doit être aux côtés des habitants. »

76actu

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