Mis en examen dans l’affaire du Midazolam, le médecin d’Angerville-la-Martel (Seine-Maritime) a obtenu du juge l’autorisation d’exercer à nouveau. Le procureur a fait appel. (©Illustration Fotolia-Lenetsnikolai)
Son espoir de reprendre son activité n’a été que de courte durée. Le médecin généraliste d’Angerville-la-Martel, près de Fécamp (Seine-Maritime), mis en examen le 12 novembre 2019 pour avoir administré à cinq de ses patients du Midazolam, a obtenu récemment l’autorisation d’exercer à nouveau. Pour rappel, le Midazolam est un puissant sédatif, dont l’usage est limité au milieu hospitalier.
Le procureur de la République du Havre, François Gosselin, a fait appel de cette décision du juge d’instruction : « Cette décision n’est pas définitive, j’ai interjeté appel. »
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Une seconde autorisation, un second appel
Dans ce dossier, c’est la seconde fois que le médecin mis en examen est à nouveau autorisé à reprendre son activité. Comme cela avait été le cas pour la première fois, ce sera à la cour d’appel de trancher sur la possibilité ou non pour ce médecin d’exercer à nouveau. Son épouse, anesthésiste, également mise en examen pour avoir procuré le Midazolam à son mari, n’a été autorisée à reprendre le travail que partiellement.
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10 jours après l’avis favorable de la haute autorité de santé et l’annonce du ministère de la Santé de revoir d’ici quatre mois la réglementation sur ce puissant sédatif, ce nouvel appel montre bien que cette affaire sera très longue.