L’incendie de l’usine Lubrizol, à Rouen (Seine-Maritime) depuis 2h42 jeudi 26 septembre 2019 cause d’énormes dégagements de fumée. (©Guillaume Polère)
L’usine chimique Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime), à proximité des quais rive gauche, est la proie de flammes depuis plusieurs heures, jeudi 26 septembre 2019. L’incendie s’est déclaré à 2h42 du matin, et des explosions ont retenti, sur ce site de production d’additifs pour lubrifiants, classée Seveso seuil haut. 200 pompiers sont toujours à pied d’œuvre pour maîtriser le sinistre. Un gigantesque nuage de fumée survole le centre-ville en direction de la rive droite, se propageant sur des kilomètres ensuite.
Lire aussi : TÉMOIGNAGE. Incendie à l’usine Lubrizol de Rouen : « J’étais à 100 mètres des flammes »
Les habitants invités à rester chez eux
Le feu a pris d’un hangar situé dans l’usine et s’est propagé à l’usine entière entraînant une nappe d’hydrocarbure. Aucune victime n’est à déplorer . « Les premières analyses ne font pas apparaître de toxicité aiguë « , a indiqué Pierre-André Durand, préfet de la Seine-Maritime toutefois des mesures de confinement ont été prises : un périmètre d’interdiction de 500 mètres a été établi autour du site industriel – où se trouvent d’autres usines à risque -, et les établissements scolaires de 12 douze commune de la Métropole Rouen Normandie ont été fermés.
D’autres analyses vont avoir lieu dans le courant de la journée pour confirmer celles du Sdis.
La préfecture appelle à « limiter les déplacements inutiles ». Un signal d’alerte a été déclenché à 7h45 afin d’inciter la population à se tenir informée. Un point doit être fait toutes les heures tout au long de la journée par la préfecture.
« Heureusement, par bonheur, il n’y aucune victime, mais mais c’est extrêmement grave pour tout le monde », a déclaré Yvon Robert, maire de Rouen et président de la Métropole, à 76actu.
Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, est arrivé sur place en fin de matinée. Sur les causes du sinistre, aucune piste n’est privilégiée. L’enquête est confiée à plusieurs services : SRPJ de Rouen, DCPJ, DGGN et Oclaesp.
Le préfet répondant à une question de 76actu pour savoir s’il s’agissait d’une catastrophe industrielle a indiqué : « Oui sur un tel site classé Seveso seuil haut on peut en effet le dire. »
VIDÉO. Le préfet a indiqué que l’on pouvait parler d’une catastrophe industrielle