En Seine-Maritime, mardi 15 octobre 2019, les sapeurs-pompiers affichent leurs revendications sur leurs camions. (©JBM/76actu)
Mardi 15 octobre 2019, jour de manifestation nationale des sapeurs-pompiers, des camions du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Seine-Maritime étaient tagués : on pouvait notamment y lire « Plus d’effectifs », « Touchez pas à nos retraites », « Métier à risque » etc.
Une manifestation à Paris
La CGT, les syndicats Autonome et Avenir secours des pompiers de Seine-Maritime ont manifesté à Paris, mardi 15 octobre 2019, pour défendre leur métier. « Les interventions ont augmenté et les effectifs sont restés stables, nous demandons des effectifs en plus », argue Bertrand Boclet, représentant du syndicat autonome pour la Seine-Maritime, qui était dans la manifestation parisienne.
Les sapeurs-pompiers déplorent également des agressions de plus en plus nombreuses sur le terrain.
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🚨 Impressionnante mobilisation des sapeurs pompiers en grève, place de la République à #Paris. Ils sont en grève pour dénoncer le manque d'effectifs et les agressions qu'ils subissent. Nombreuses explosions de pétards et mortiers, fumigènes. pic.twitter.com/H5j4iZVUJk
— actu Paris (@actufrparis) October 15, 2019
Faire reconnaître la profession comme « un métier à risques »
Les soldats du feu plaident aussi pour la reconnaissance de la profession comme un « métier à risques » : « L’exemple récent de l’incendie de Lubrizol est très parlant », note Mathieu Gibassier, secrétaire général de la CGT, également dans le cortège parisien.
Enfin, les pompiers se mobilisent dans le cadre de la réforme des retraites. Ils demandent le maintien de leur régime spécifique : un sapeur-pompier qui remplit toutes les conditions peut actuellement prendre sa retraite à taux plein après 32,5 années de service.
Même si la manifestation parisienne a rassemblé de nombreux soldats du feu, les sapeurs-pompiers étaient dans l’obligation d’exercer un service minimum. En Seine-Maritime, ceux qui étaient de garde ont donc trouvé un autre moyen d’afficher leur malaise en inscrivant leurs revendications sur leurs camions. « Les inscriptions sur les véhicules sont un de nos moyens pour afficher nos revendications. Mais cela s’efface, c’est juste pour aujourd’hui, jour de grève », assure Bertrand Boclet.
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Le Sdis a conscience du manque d’effectifs
Chris Chislard, porte-parole du Sdis 76 et officier en charge du dialogue social, précise qu’« il est normalement interdit aux sapeurs-pompiers d’inscrire des revendications sur les véhicules comme sur les bâtiments ». Mais ce mardi 15 octobre 2019, c’est une journée exceptionnelle. « Nous avons dit aux syndicats que nous acceptions ces inscriptions sur les camions pour aujourd’hui, tant qu’elles ne sont pas critiques envers le Sdis. »
Chris Chislard rappelle que le Sdis et les syndicats des sapeurs-pompiers de Seine-Maritime sont « dans un dialogue constructif ». Le porte-parole du Sdis rejoint d’ailleurs les syndicats sur les problématiques d’effectifs :
Comme dans beaucoup de départements, nous sommes en manque d’effectifs. Nous travaillons ensemble dans ce sens.
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