Plusieurs collectifs citoyens se sont réunis devant l’usine Lubrizol à Rouen, pour demander des réponses près de cinq mois après l’incendie qui a touché ce site Seveso. (©MN/76actu)
« Transparence, mais pas trop » : c’est le message inscrit sur des écriteaux et une grande banderole devant le site de l’usine Lubrizol, vendredi 17 janvier 2020, par des citoyens appartenant au collectif Lubrizol, Extinction rebellion, à l’Union des victimes de Lubrizol, à l’Association des sinistré de Lubrizol (ASL) ou encore à l’association Rouen respire.
Devant la grille, une vingtaine de personnes portant des combinaisons, des larmes d’hydrocarbure maquillées sur les visages, déposent une gerbe, près de cinq mois après l’incendie qui a touché le site Seveso et marqué profondément les habitants. Ce happening se tient pendant qu’a lieu une commission de suivi dans les murs du site Seveso, à laquelle sont notamment associées la préfecture, la Dreal ou encore des associations.
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Une minute de silence
Pour Simon de Carvahlo, co-président de l’ASL, les réponses se font encore attendre. Il demande toujours « plus de transparence », regrettant que « rien » ne soit « fait dans le sens du citoyen, dans le sens de l’humain ». Benjamin, membre d’Extinction rebellion venu pour « défendre le vivant », rappelle : « C’est scandaleux, la façon dont on a été traités en tant que citoyens ».
Simon de Carvalho, co-président de l’association Les Sinistrés de #Lubrizol a choisi de s’associer à cette action à #Rouen pour demander toujours « plus de transparence ». Pour lui, dans cette affaire, « rien n’est fait dans le sens du citoyen, dans le sens de l’humain ». pic.twitter.com/Sqvv3bclSW
— Mathieu Normand (@oMatnor) January 17, 2020
Tous observent une minute de silence, après qu’un membre de l’union des victimes de Lubrizol rend hommage à toutes les victimes : les habitants de la région, mais aussi les pompiers et les salariés, premiers à être intervenus sur les lieux. Lui s’étonne de la tournure qu’a pris le remboursement : « On est en train de nous indemniser avec notre propre fric, c’est quand même complètement dingue », assène-t-il, évoquant des dégrèvements d’impôts sur le foncier, dont il a appris l’arrivée dans sa boîte aux lettres.
« On est en train de nous indemniser avec notre propre fric, c’est quand même un truc de dingue », s’indigne un membre de l’union des victimes de #Lubrizol, devant l’usine de #Rouen. pic.twitter.com/GxQ4Pe040I
— Mathieu Normand (@oMatnor) January 17, 2020
Ces citoyens, qui ont tous amorcé des actions au sein de leurs collectifs, annoncent qu’ils ne lâcheront pas l’affaire avant d’en savoir plus sur l’origine et les conséquences sanitaires de l’incendie.





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