Lancés pour quatre ans par la Ville de Rouen, les travaux de l’abbatiale Saint-Ouen, d’un coût global de 24 millions d’euros, ont été officiellement inaugurés ce mercredi 7 juillet 2021 par Marie-Andrée Maleville, adjointe en charge de la Culture, patrimoine/matrimoine et tourisme et par Elizabeth Labaye, conseillère municipale déléguée au Tourisme, patrimoine/matrimoine et archives municipales, par la taille d’une première pierre appartenant à une balustrade du monument.L’occasion de découvrir également la loge des artisans, grâce à laquelle le grand public pourra dialoguer avec les professionnels et mieux connaître les différentes facettes de leurs métiers respectifs, accessibles aux femmes qui y sont pourtant encore trop rares. Car c’est au pied de l’édifice religieux que les artisans d’art travailleront pendant toute la durée du chantier.Une expérience très instructive car emmitouflée dans d’imposants échafaudages, l’abbatiale Saint-Ouen panse ses plaies de pierre, d’ardoises et de bois à l’abri des regards. La première tranche de travaux concerne la charpente, le pourtour de la tour couronnée, la couverture des transepts nord et sud ainsi que le portail des Marmousets jusqu’à la fin 2021.Avec une extrême délicatesse, les artisans d’art prennent grand soin de cette vieille dame du XIVe siècle depuis le printemps. Y interviennent, entre autres entreprises, Normandie Rénovation, spécialisée dans la taille de pierre, basée à Saint-Jean-du-Cardonnay, Gallis, pour la charpente et la couverture, située à Franqueville-Saint-Pierre, ou encore MDB les métiers du Bois, installée à Paris. Tout au long de ce monumental chantier, la Ville a souhaité associer les habitants à la restauration. Les Rouennais pourront suivre le chantier par étape, grâce à des panneaux évolutifs et pédagogiques disposés le long des palissades, mais également par le biais d’une visite virtuelle concoctée par l’entreprise rouennaise Octopus. Une immersion digitale inédite au coeur du monument, au plus près des artisans d’art sur site, mais aussi en atelier sous forme de vidéos, de photographies et de contenus historiques.L’édifice religieux rouvrira partiellement ses portes au mois d’août pour le festival des orgues, qui se déroulera sur le grand orgue Cavaillé-Coll, ensuite bâché pendant quatre ans pour le protéger des travaux.En septembre, l’abbatiale devrait à nouveau pouvoir accueillir des expositions dans un espace toujours restreint.Les travaux de l’édifice religieux du XIVe siècle sont supervisés par Charlotte Hubert, architecte en chef des Monuments historiques du cabinet Eugène.