Un char factice gonflable de type « Sherman », chargé de tromper les avions de reconnaissance allemands dans le cadre de l’opération Fortitude (© US National Archives).
Le débarquement sur les plages de Normandie est le fruit de longs mois de préparation. La mise au point de cette offensive bénéficie de multiples enseignements, obtenus au prix du sang lors des opérations alliées antérieures de la Seconde Guerre mondiale.
En 1942, les dirigeants des trois principaux pays alliés (Roosevelt pour les États-Unis, Churchill pour le Royaume-Uni et Staline pour l'Union Soviétique) se consultent régulièrement sur la stratégie militaire à adopter. Staline veut obtenir l'ouverture d'un second front à l'ouest de l'Europe, afin de soulager son armée qui supporte l'essentiel de l'effort de guerre. Les Britanniques et les Américains entament cependant une série d'opérations en Méditerranée. Après de multiples négociations, c'est à la conférence de Téhéran (28 novembre au 2 décembre 1943), première rencontre directe entre les « trois grands », que Staline obtient une promesse ferme d'ouverture de ce second front pour le printemps suivant.
Le commandement suprême de l'opération, baptisée « Overlord », est confié au général américain Dwight D. Eisenhower. L'Angleterre se transforme alors en un immense camp militaire. Chaque détail d'Overlord est soigneusement réfléchi et mis au point. On s'emploie même à intoxiquer les services secrets ennemis avec de fausses informations : il faut à tout prix masquer le lieu où se déroulera l'attaque. Le 5 juin, décision est prise de lancer l'assaut le lendemain.
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L'opération Fortitude vue par le journal télévisé de France 2 :

