Les deux dirigeants de l’entreprise, Christian Boulocher et Sylvain Schmitt lors d’une conférence de presse jeudi 10 octobre 2019. (©Manon Leterq/76actu)
Christian Boulocher, directeur général de Normandie Logistique, est revenu lors d’une conférence de presse jeudi 10 octobre 2019 en compagnie du président Sylvain Schmitt, sur l’origine de l’incendie survenu dans l’entreprise Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime), jeudi 26 septembre 2019. Normandie Logistique est la société implantée juste à côté du site Seveso. Elle emploie dans ses trois entrepôts installés près de 120 salariés.
Sylvain Schmidt revient sur l'origine de l'incendie. "Les éléments recueillis par les experts sur les alarmes laissent penser que c'est impossible que l'incendie soit parti de chez nous. Ce sont des faits" #Lubrizol
— Manon (@manon_leterq) October 10, 2019
Si l’entreprise Lubrizol a de son côté porté plainte contre X pour « destruction involontaire » samedi 28 septembre 2019, affirmant que « la vidéosurveillance et des témoins oculaires indiquent que le feu a tout d’abord été observé et signalé à l’extérieur du site de Lubrizol Rouen », suggérant « que l’origine du feu est extérieure à Lubrizol », Christian Boulocher a de son côté expliqué que « les éléments techniques dont nous disposons à ce jour sont en cours d’analyse par nos experts d’assurance, dont la première visite est intervenue hier. Toutefois, dès à présent, ces éléments nous laissent penser que l’incendie ne part pas de nos locaux. »
Interrogations sur les produits qui ont brûlé
Les cadres de l’entreprise voisine de Lubrizol ont également apporté des précisions sur plusieurs éléments de l’affaire. La première inquiétude concernait la quantité et la teneur des produits ayant brûlé. Ce point avait déjà été abordé lors d’une conférence de presse organisée le vendredi 4 octobre 2019 à la préfecture. L’entreprise Normandie Logistique n’avait pas été en mesure de fournir la liste exacte des produits ayant brûlé. Mais une liste non-exhaustive donne une idée de ce qui a pu partir en fumée : de la gomme arabique (additif alimentaire), de la bauxite (minerai permettant la production d’aluminium), des asphaltes fabriqués par l’entreprise Total et des produits de Lubrizol. Sylvain Schmitt a précisé :
Dans l’entrepôt qui a brûlé il y avait deux sortes de produits : principalement des produits appartenant à Lubrizol et de la gomme arabique.
Des propos complétés par le directeur général, qui a déclaré : « Sur les produits affectés par le sinistre au sein de nos entrepôts, nous ne stockons pas de produits à haute toxicité. Nous entreposons des contenus combustibles dont la nature et la quantité sont conformes aux normes limites prescrites par la réglementation ICPE applicable à nos entrepôts. »
Pas d’accès aux locaux
La préfecture est toujours dans l’attente d’une liste plus détaillée des produits contenus dans l’entrepôt entièrement détruit par l’incendie. Malgré les demandes répétées des services préfectoraux, Normandie Logistique n’est pas en mesure de la fournir. « Nous avons une difficulté technique qui nous empêche actuellement de donner une liste précise. Nous n’avons qu’une idée globale du sinistre (…) On nous demande des choses qu’on ne peut pas faire, car on n’a pas accès aux locaux : il faut comprendre qu’on est dans une situation compliquée », a complété le président de Normandie Logistique.
Les cadres ont toutefois affirmé que le document serait transmis à la préfecture dès demain, vendredi 11 octobre 2019 « dans les délais prévus par l’arrêté préfectoral. »
Christian Boulocher, directeur général de #Normandie Logistique, s'exprime sur l'origine de l'incendie Lubrizol à #Rouen. Selon lui, "l'incendie ne part pas de nos locaux" pic.twitter.com/h9b00ORLEA
— 76actu (@76actu) October 10, 2019