Le premier One man show de l’artiste Richard Orlinski en avant-première au théâtre À l’ouest, à Rouen

Le premier One man show de l’artiste Richard Orlinski en avant-première au théâtre À l’ouest, à Rouen

Les 19 et 20 février 2019, Richard Orlinski présente son premier one man show, Tête de Kong, au théâtre À l'ouest, à Rouen (Seine-Maritime)

Les 19 et 20 février 2019, Richard Orlinski présente son premier one man show, « Tête de Kong ! », au théâtre À l’ouest, à Rouen (Seine-Maritime) (©Stéphane de Bourgies)

Richard Orlinski, artiste contemporain français de renommée internationale se lance dans une nouvelle aventure, celle de l’humour. Il présente en avant-première son spectacle Tête de Kong ! au théâtre À l’ouest, à Rouen (Seine-Maritime), les 19 et 20 février 2019.

LIRE AUSSI : Elie Semoun, Cartman, Richard Orlinski, Cartouche… Les grands rendez-vous du théâtre À l’ouest

Un joke devenu réalité

Comment est venue l’idée de faire votre premier one man show ?
Richard Olinski : C’est un chemin en réalité. J’ai toujours voulu faire du théâtre et de la comédie. J’aime cela. J’ai fait le guest avec des amis sur scène comme Christelle Chollet. En fait, l’idée est une blague qui est devenue réalité et cela a un rapport avec tout ce que je fais. De fil en aiguille le projet lancé par Laurent Baffie a évolué et aujourd’hui c’est un vrai one-man. Je raconte ma vie de façon drôle, mes failles. On y apprend aussi des choses, j’y parle d’histoire de l’art. C’est un spectacle drôlement intelligent et intelligemment drôle.
Il faut écouter sa voix intérieure et ne pas toujours suivre les règles et les codes qu’on veut vous imposer.

Vos premières impressions sur ce nouveau métier ?
Je ne pensais pas que le métier pouvait être aussi dur, ni aussi prenant. C’est une vraie remise en question. Je pensais que c’était facile. C’est un travail de longue haleine, il faut répéter, beaucoup répéter. Il faut arriver à capter l’attention du public, partager. Je m’entraîne tous les jours pour être le plus opérationnel et le plus crédible possible. Il y a toujours beaucoup de travail derrière ce que je fais.

Une bienveillance du milieu

De qui sont vos textes ?
Les textes de mon spectacle sont de Laurent Baffie. J’ai reçu une première mouture sur laquelle je me suis mis à bosser pour m’approprier ce récit et cette histoire qui est la mienne. Je le refais pour moi. Je me connais mieux que lui peut me connaître. Je peaufine, je met des références à l’actualité, je fais quelque chose qui me ressemble. C’est aussi une remise en question.
Je suis également aidé par pas mal d’humoristes qui me donnent des conseils. Il y a une sorte de bienveillance. Je suis un petit jeune dans ce milieu, si j’avais 20 ans de moins il y aurait certainement de la jalousie. Le fait que des gosses de 20 ans me conseillent me prouve qu’ils ne me voient pas comme un concurrent. L’apprentissage passe dans les deux sens et il n’y a pas d’âge pour cela.

Vous êtes passé de l’immobilier à l’art. Quel a été le déclencheur ?
Je le raconte dans mon livre Pourquoi j’ai cassé les codes. J’en avais marre de vivre une vie qui ne me correspondait pas, marre d’avoir un costard qui ne m’allait pas. J’avais besoin de donner un sens à ma vie. J’étais malheureux. Finalement j’étais mal dans ma peau. Je me suis lancé dans cette aventure, je me suis remis en question. J’ai eu à faire face à beaucoup de levées de bouclier, le chemin était semé d’embûches. C’est violent, il m’a fallu beaucoup d’abnégation, beaucoup de travail.
Tout est concentré autour du business. L’ego est très fort aussi. C’est un facteur très fort qu’il faut apprendre à gérer.

VIDÉO. La bande-annonce du spectacle : 

« Il faut toujours se remettre en question »

Votre choix fut le bon puisque vous êtes aujourd’hui parmi les artistes les plus vendus dans le monde.
Oui, mais on ne voit pas ce qu’il y a derrière cela. Il faut toujours se remettre en question. La réussite se calcule à plein de niveaux. Ce qu’on voit à l’extérieur ce sont toujours de nouvelles choses mais il y a à chaque fois une prise de risque. Le partage de ce qu’on fait avec le plus grand nombre c’est quelque chose de très plaisant. Ce partage m’anime. Je n’hésite pas à faire des conférences par exemple. La notion de partage est tellement forte. On donne beaucoup et on reçoit beaucoup en échange.

Art, livre, musique, humour… Tant de projets que vous avez mené avec brio. Avez-vous encore d’autres projets en tête à réaliser ?
J’en ai beaucoup. Quand on me propose une idée je ne sais pas dire non. Il y a l’ouverture de mes galeries Orlinski que j’essaie de développer dans le monde. Après il y a des collaborations intéressantes avec des marques et puis il y a la transmission vers les jeunes. C’est un projet qui me plaît.
J’aimerai créer un incubateur qui permette de développer tous les côtés artistiques. Ça revient à l’échange, quand on comprend cette notion on a compris beaucoup de choses dans la vie.

Infos pratiques :
Au théâtre À l’ouest, 26 quai Gaston Boulet, à Rouen, les 18 et 19 février 2019 à 20h.
Tarifs : de 19 à 24 euros.

76actu

Les commentaires sont fermés.

Fabriqué avec WordPress | Theme: SpicePress par SpiceThemes