Le Havre Seine Métropole va tester la gratuité des transports les jours de pics de pollution

Le Havre Seine Métropole va tester la gratuité des transports les jours de pics de pollution

Le Havre seine Métropole va expérimenter un dispositif de gratuité des transports en commun les jours de pics de pollution.

Le Havre seine Métropole va expérimenter un dispositif de gratuité des transports en commun les jours de pics de pollution. (©Image d’archives/V.G.)

Jean-Baptiste Gastinne, président de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, a annoncé, dans le cadre du LH Forum, qui se tient au Havre (Seine-Maritime), jusqu’au 28 septembre 2019, que la communauté « était prête à expérimenter un dispositif de gratuité des transports en commun le jour des pics de pollution« .

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Le transport, cause principale de la pollution sur le territoire

Quelques jours par an, des messages d’alerte sont émis par le préfet en cas de pics de pollution. Le niveau 2 est déclenché en fonction des éléments fournis par Atmo Normandie, en charge de la surveillance de la qualité de l’air en Normandie.

Au cours des dernières années, au Havre, entre zéro et quatre pics de pollution ont été notés. En 2019, trois jours d’alerte ont été recensés. Sachant que les transports sont la principale cause de la pollution sur le territoire du Havre, il nous a paru important d’expérimenter la gratuité des transports dans ces cas spécifiques », indique Jean-Baptiste Gastinne.

Enjeu de cette phase test : mesurer l’impact de l’expérimentation sur la qualité de l’air et son incidence sur le trafic routier. Mais l’objectif est double, car il s’agit également d’encourager les habitants de la communauté urbaine à utiliser les transports en commun.

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Un enjeu : la mobilité

Depuis le lancement du tramway, la fréquentation des transports en commun au Havre a augmenté de 30 %. Pour les élus, il faut continuer d’accompagner cette croissance forte et encourager le recours aux services de LiA.

L’enjeu est d’obtenir, lors de ces jours de pics de pollution, un report modal et d’inciter les habitants à renoncer à la voiture particulière. Cette gratuité est un moyen de faire venir de nouveaux usagers vers les transports en commun, précise le président de la communauté urbaine, qui veut mener cette expérimentation sur du long terme.

Dans certains bus et dans le tram, des cellules de comptage permettant d’évaluer la fréquentation seront un indice supplémentaire pour Le Havre Seine Métropole.

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Améliorer la communication

Un dispositif de communication devrait également être mis en place pour qu’il soit déclenché dès l’alerte. 

En informant le grand public sur l’alternative proposée, en amont, on peut envisager d’éviter que le pic attendu soit aussi élevé que les prévisions. Il faut donner des informations précises sur les parkings en entrée de ville. Sept ou huit parkings relais ont ainsi été identifiés. Il s’agit d’encourager les automobilistes à laisser leur véhicule à l’extérieur et à emprunter les transports en commun.

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Convaincre sur la durée

Jean-Baptiste Gastinne insiste : « Il faut utiliser cette expérimentation pour convaincre sur la longue durée. Nous ferons un bilan progressif et adapterons les dispositifs en fonction des retours. On ne s’interdit pas de réfléchir à la gratuité des stationnements résidentiels en cas de pollution. » D’ici deux à trois ans, la communauté urbaine pourrait, si besoin, adopter des mesures de restrictions de circulation.

Il faut accélérer et favoriser une prise de conscience. L’amélioration de la santé et de la qualité de l’air s’inscrit dans la durée.

Coût de l’opération pour Le Havre Seine Métropole : 19 000 euros pour une journée de gratuité du lundi au vendredi, 13 000 euros pour le samedi et 5 000 pour le dimanche. « Le financement sera assuré par la communauté urbaine. Ce ne sont pas des sommes astronomiques sachant qu’on parle de gratuité entre zéro et quatre jours par an. »

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