La rosace sud de l’abbatiale Saint-Ouen démontée pièce par pièce

La rosace sud de l’abbatiale Saint-Ouen démontée pièce par pièce

La rosace du transept sud est en cours de dépose. Datant du XVe siècle, ce bijou de 200 mètres carrés sera nettoyé et restauré à l’atelier Vincent Petit, situé à Troyes, dans l’Aube. Alors que les couvreurs remplacent les plaques de tôle ondulée de la toiture par des ardoises, se poursuit la rénovation sur le portail des Marmousets, situé sur le côté sud de l’abbatiale. Aux côtés des tailleurs de pierre qui y restaurent les sculptures abîmées et incomplètes, les vitraillistes sont au chevet de la rosace du transept sudComposé de 700 morceaux sur une surface de 200 mètres carrés, cet ensemble de vitraux représentant l’arbre de Jessé, sorte d’arbre généalogique de Jésus et Marie, est en cours de démontage. Un travail d’une minutie extrême réalisé par deux entreprises, situées à Mans et à Troyes. Etapes de la restaurationLes vitraillistes démontent la rose, en emballent les morceaux qui reçoivent chacun un numéro avant de finir dans une caisse.Ces 700 pièces seront ensuite nettoyées.Les vitraux, plus que défraîchis depuis le XVe siècle par l’usure du temps, retrouveront leurs couleurs originelles. Leur sertissage sera également rénové car le plomb de l’époque n’assure plus son rôle de régulateur thermique entre la pierre et le verre.    Ces différentes phases de restauration sont confiées et effectuées à l’atelier spécialisé Vincent Petit, situé à Troyes.La rosace devrait reprendre sa place dans un an et demi, protégée pour les siècles à venir par une double verrière, intérieure et extérieure, la protégeant des rayons UV et de la condensation. Une rose sucrée au profit de la restauration de la rosaceA l’image des particuliers et des entreprises locales déjà mobilisés dans la campagne de financement participatif lancée en septembre dernier (110 000 euros atteints), la Maison Vatelier s’engage elle aussi.Elle crée, à l’occasion de la Saint-Valentin, la « Rose Saint-Ouen », dont un euro à chaque pâtisserie individuelle vendue, sera reversé à la fondation du Patrimoine, en charge de la collecte de dons.Cette douceur sucrée se compose d’une base sablés, surmontée d’une couronne crémeuse de pétales rose poudré aux contours délicats.A l’intérieur, la Maison Vatelier y marie une ganache à la vanille de Madagascar avec une mousse noix de coco, rehaussées d’un crémeux citron vert et framboise.La pâtisserie individuelle est à la vente dans les boutiques de la Maison Vatelier situées l’une, rue des Carmes et l’autre à Quincampoix, au pris de 5,50 euros.Plus d’infos sur le site Internet Restaurons Saint-Ouen 

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