La question pas si bête : Gabriel, Eleanor, Katrina… Qui choisit le nom des tempêtes et comment ?

La question pas si bête : Gabriel, Eleanor, Katrina… Qui choisit le nom des tempêtes et comment ?

Gabriel, Eleanor ou Katrina... Qui choisit le nom des tempêtes et sur quels critères ?

Gabriel, Eleanor ou Katrina… Qui choisit le nom des tempêtes et sur quels critères ? (©PDLM)

Elles s’appellent Gabriel, Eleanor ou Katrina… Au gré de la météo, les tempêtes font régulièrement la Une des médias, le tout sous un petit nom bien à elles. Une pratique qui permet de mieux communiquer auprès du grand public et n’étonne plus personne mais qui pose une question : à qui revient le rôle de baptiser ces phénomènes météorologiques ?

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Finies les ventes aux enchères

Pendant longtemps, c’est l’Université libre de Berlin qui faisait autorité sur la question. « Cela se passait sous forme de jeu-concours, tout le monde pouvait suggérer un nom qui rejoignait la liste dans laquelle on piochait ensuite », précise Thierry Loquet, prévisionniste chez Météo France. Des ventes aux enchères étaient même organisées à l’occasion pour trouver des « parrains » à certaines dépressions.

« Tout cela n’avait rien de bien officiel », poursuit le météorologue. En 2017, Météo France a donc mis en place, en partenariat avec ses homologues portugais et espagnol, un nouveau système. « Une liste est établie en début d’année, on l’utilise ensuite par ordre alphabétique pour nommer les tempêtes. »

Des consonances révélatrices de leurs origines

Mais attention, toutes les dépressions ne sont pas distinguées par ce nouveau système.

Cela se fait sous condition qu’elles atteignent un niveau assez important, l’équivalent d’une vigilance orange, précise Thierry Loquet.

Tout dépend également de l’origine géographique des phénomènes. La liste établie par la France, l’Espagne et le Portugal concerne essentiellement les tempêtes qui viennent de l’Atlantique. Celles qui arrivent du Nord, qui peuvent être amenées à traverser la France également, sont elles baptisées par les services météorologiques de Grande-Bretagne ou d’Irlande.

Les noms que l’on peut entendre reflètent donc les différentes langues d’origine des phénomènes. Une dépression venant de l’Atlantique peut être baptisée Carlos, Gabriel ou Flora tandis qu’une autre venant du Nord trouvera une consonance plus anglo-saxonne, telle Kevin, Jane ou Peggy.

Vers la parité

Et si pendant longtemps, les tempêtes et cyclones ont été associés à des noms de femmes, le nouveau système fait place à la parité. « Sur notre liste, on trouve à peu près une moitié de prénoms masculins et une autre de noms féminins », estime Thierry Loquet.

Ces listes fonctionnent sur un cycle de cinq ou six ans. Certains noms sont retirés si le phénomène est vraiment marquant.

Cela sera par exemple le cas pour Katrina, qui dépend d’ailleurs d’une autre liste spécifique aux cyclones. Notez que lorsque que toutes les lettres de l’alphabet sont expirées – ce qui ce produit assez rarement – la liste passe aux lettres grecques !

Suivant cette logique, on peut déjà anticiper sur le nom de la prochaine tempête qui touchera la France : il s’agira d’Helena si elle vient de l’Atlantique, ou d’Erik si elle est originaire du Nord.

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