Jugés à Rouen pour avoir volé une centaine de pneus et jantes de voitures en un an

Jugés à Rouen pour avoir volé une centaine de pneus et jantes de voitures en un an

Sept hommes étaient jugés à Rouen (Seine-Maritime), lundi 27 mai 2019, accusés d'avoir mis sur parpaing des voitures et volé leurs roues et jantes, dans la région de Cléon (Seine-Maritime).

Sept hommes étaient jugés à Rouen (Seine-Maritime), lundi 27 mai 2019, accusés d’avoir mis sur parpaing des voitures et volé leurs roues et jantes, dans la région de Cléon (Seine-Maritime). (©Adobe stock)

Sept hommes âgés de 18 à 41 ans comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), lundi 27 mai 2019, pour avoir commis de septembre 2017 à novembre 2018, près d’une centaine de vol aggravés dans plusieurs communes autour de Cléon.

Les voitures sur des parpaings

Avec à chaque fois le même mode opératoire : « Ils posaient la voiture sur des parpaings et volaient les quatre roues des véhicules. Lorsque les véhicules étaient équipés d’écrous antivol, ils brisaient une vitre pour récupérer le cric ou l’écrou antivol. Les roues étaient ensuite stockées dans un local à proximité », indique le tribunal.

Boudir* a expliqué en garde à vue avoir acheté des roues pour 80 euros à Hylyes*, puis les avoir revendues environ 150 euros. Il est donc également poursuivi pour recel habituel d’objets volés.

Mathias*, Jason*, Alexis* et Jordan* ont reconnu les faits et ont déclaré que Boudir avait passé les commandes et Hyles avait effectué les repérages. Ryan* a reconnu deux ou trois vols commis en 2018 et a assuré que Jordan avait dégradé les vitres de certains véhicules pour récupérer l’écrou antivol.

Bornages téléphoniques et vidéos surveillances : ils contestent

À la barre, lundi, cinq prévenus sont présents, deux sont représentés par leur avocat. Jason, Hyles et Mathias contestent fermement les faits. Boudir conteste également une grande partie des faits : « J’étais chez moi ou au travail à cette époque-là, soit chez ma copine. » Ryan, maintient avoir participé à seulement deux ou trois vols en 2018.

Après avoir examiné le dossier de chacun pendant près de trois heures, les prévenus reconnaissent environ une dizaine de vols. Seul Alexis en reconnaît une trentaine lorsqu’il est confronté aux bornages téléphoniques et à la vidéo-surveillance.

Plus de 20 000 euros réclamés

Sur les centaines de victimes, seules 19 se sont constituées parties civiles et demandent réparation de leurs préjudices, pour un montant total de plus de 22 000 euros.

Tour à tour, les avocats des parties civiles se relaient et décrivent une « bande bien organisée » : « Boudir est le receleur qui récupère les commandes volées. Hyles fait les repérages, préparent les commandes et les stockent dans son local et Mathias, Jason et Ryan sont les manutentionnaires. »

 « 80 vols en 12 mois ce n’est pas rien »

Le parquet indique pour sa part que les faits sont caractérisés par les bornages téléphoniques et les vidéosurveillances sur près d’une soixantaine de vols aggravés et dénonce le comportement « nonchalant, voir arrogant » des prévenus à la barre et requiert pour Boudir, la peine de huit mois d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans avec obligation de travailler, interdiction d’exercer une activité en lien avec des véhicules et demande la confiscation de sa propre voiture.

Pour Hyles, Mathias, Alexis et Jordan, il requiert la peine de 12 mois d’emprisonnement dont huit mois avec sursis et 1000 euros d’amende. Pour Jason, il est requis la peine de six mois d’emprisonnement avec sursis avec obligation d’accomplir un travail d’intérêt général de 240 heures dans un délai de 18 mois. À l’encontre Ryan, le ministère public demande la peine de trois mois d’emprisonnement avec sursis avec l’obligation d’accomplir un travail d’intérêt général de 105 heures dans le même délai.

La défense plaide la clémence

L’avocat de Jason souligne que son client reconnaît certains vols et indique que depuis les faits, une prise en charge éducative a été enclenchée et que celle-ci lui est bénéfique : un projet professionnel avec son père est en cours sur Toulouse. Il accepte la peine proposée par le parquet, mais demande que le nombre d’heures soit diminué. Le conseil de Jordan, absent pour raison professionnelle, rappelle qu’il a reconnu les faits dès le début de la procédure et ne reconnaît que dix vols aggravés et demande une peine plus clémente en raison de sa collaboration avec les services de police.

Enfin, dans l’intérêt d’Alexis, son avocate affirme que son client reconnaît les faits, qu’il assume ses actes et demande que son honnêteté et sa collaboration soient prises en compte dans le prononcé de sa peine. Elle plaide également la relaxe pour une quarantaine de vols, faute d’élément probant.

Les prévenus seront fixés sur leur sort le 12 juillet 2019.

*Les prénom ont été modifiés

De notre correspondant Frédéric Bernard

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