Interpellé à plusieurs reprises au Havre, l’homme, impliqué dans cinq affaires, a notamment déféqué dans sa cellule. (©Illustration / Adobe stock)
Alors qu’ils interviennent sur une rixe ayant éclatée en pleine journée, vendredi 20 septembre 2019, dans le centre-ville du Havre (Seine-Maritime), les policiers interpellent un homme déjà impliqué dans plusieurs dossiers. Au terme d’une garde à vue très agitée, il sera finalement placé en centre de détention.
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Il présente une fausse identité à plusieurs reprises
Si l’homme est connu des services de police du Havre, il aura fallu plusieurs mois aux enquêteurs pour établir sa véritable identité. Après une première interpellation en mai dernier pour l’agression d’un homme au couteau, qui a notamment été frappé au crâne avec le manche de l’arme, il avait en effet procuré une fausse identité, assurant être un mineur d’origine syrienne.
Appréhendé une seconde fois en juillet, pour des menaces au couteau et avec une arme d’épaule qui pourrait être un fusil, le suspect se montre particulièrement violent au cours de sa garde à vue. Malgré l’usage d’un pistolet à impulsion électrique pour le maîtriser, il se déshabille dans sa cellule et se recouvre de ses propres excréments.
Violences sur sa conjointe et trafics
Au cours d’une perquisition à son domicile, les policiers découvrent une carabine, 15 cartouches de cigarettes de contrefaçon, plus de 500 euros en liquide et surtout un certificat de naissance d’un enfant dont l’identité du père les met sur la piste de la véritable identité de l’individu. Des documents médicaux portant la fausse identité de syrien sont également trouvés sur place.
En août, c’est la compagne du suspect qui, après avoir été hospitalisée pour des violences commises par son conjoint, alerte la police. La victime, placée en foyer pour sa sécurité, confirme la réelle identité l’homme, un Algérien de 26 ans. Lors d’une audition à nouveau très compliquée, il crache partout, assurant être porteur de la tuberculose pour être hospitalisé.
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Il défèque dans sa cellule et crache du sang
Une nouvelle perquisition permet alors de trouver chez lui les éléments nécessaires à un trafic de stupéfiants. Une quatrième affaire est ensuite croisée avec ces trois premiers dossiers. Ses empreintes sont effet retrouvées dans un dossier de vol de voiture, où se mêle également la découverte de nouvelles cigarettes de contrefaçon et d’argent liquide.
Finalement confondu lors de son interpellation du vendredi 20 septembre, il est déféré le lendemain devant le parquet. Arrivé au tribunal, il se montre encore une fois extrêmement violent. Il défèque à nouveau dans sa cellule et se met à cracher du sang, évoquant la tuberculose.
Après une première intervention des pompiers, il sera décidé de le conduire en chambre carcérale à l’hôpital Monod. Il a finalement, au cours de la nuit de samedi à dimanche, été placé en maison d’arrêt.