Entre l’abbé et son prieur

Entre l’abbé et son prieur

L’église Sainte-Honorine de Graville (Le Havre) possède l’une des plus belles nefs romanes de Normandie. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait du hors-série Abbayes de Normandie

Par Stéphane William Gondoin.


 

À partir de la seconde moitié du Xe siècle et tout au long du XIe siècle, la Normandie, comme l’ensemble des autres grands fiefs du royaume de France, se couvre d’un « blanc manteau d’églises », selon la formule consacrée du moine bourguignon Raoul Glaber.

Les investigations de l’archéologue normand Nicolas Wasylyszyn, menées sur les églises romanes précoces de Seine-Maritime et de l’Eure, démontrent que le tissus des sanctuaires paroissiaux est déjà particulièrement dense autour de l’an mille. Cela invite à penser que le christianisme reprend le terrain qu’il avait dû céder durant les invasions scandinaves. Si, en 1035, les monastères peinent encore à recouvrer leur ancienne puissance, ils vont se multiplier dans la seconde moitié du XIe siècle. Des abbayes, bien sûr, mais aussi des prieu…

 

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