EN IMAGES. Journée de lutte contre l’homophobie : les passages piétons arc-en-ciel de retour à Rouen

EN IMAGES. Journée de lutte contre l’homophobie : les passages piétons arc-en-ciel de retour à Rouen

À l'occasion de la journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie le 17 mai 2019, des bénévoles ont décoré des passages piétons aux couleurs de l'arc-en-ciel à Rouen (Seine-Maritime).

À l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie le 17 mai 2019, des bénévoles ont décoré des passages piétons aux couleurs de l’arc-en-ciel à Rouen (Seine-Maritime). (©JB/76actu)

Quelques couleurs pour porter un message simple, celui de la la lutte contre les discriminations. Dans la soirée du 16 mai 2019, des militants de plusieurs associations de défense des droits des LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans) se sont activés à peindre des arcs-en-ciel autour de passages piétons à Rouen (Seine-Maritime), à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie qui a lieu chaque année le 17 mai.

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Des arcs-en-ciel dans les rues de Rouen

Cette petite opération, simple et efficace, avait déjà eu lieu en 2018. Cette année, avec l’accord de la mairie, les militants d’un collectif d’associations* ont donc décidé de la renouveler en divers endroits de la ville, notamment rue du Gros horloge, en fonction des stocks de peinture disponibles.

Sous les yeux des passants et les phares des voitures, la dizaine de militants a peint des bandes, parallèlement aux passages piétons (pour ne pas gêner la traversée des personnes malvoyantes). Pendant qu’une partie s’affairait avec les bombes de peinture, les autres distribuaient des tracts aux badauds qui ont globalement accueilli cette nouvelle décoration avec bienveillance. « C’est beau comme tout », lance un cycliste en passant.

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« Pourquoi on nous appelle pour ça ? C’est plutôt cool comme idée ! », s’étonne un policier d’un des trois véhicules venus sur les lieux après avoir été alertés de l’opération en cours. Visiblement, le message n’était pas tout à fait bien passé entre la mairie et la police…

Vendredi, les militants des différentes associations seront de nouveau dans les rues de Rouen pour distribuer des tracts et sensibiliser le public aux LGBTphobies.




Une hausse des témoignages d’agressions physiques

Le sujet demeure en effet d’actualité. Comme le pointe le rapport annuel de SOS Homophobie, l’année 2018 a été marquée par une hausse de 15% des témoignages d’actes LGBTphobes. L’association s’alarme particulièrement de la hausse des témoignages d’agressions physiques :

Leur nombre est passé de 139 en 2017 à 231 en 2018, soit une augmentation de 66 %. Plus inquiétant encore : les signalements ont fortement augmenté au dernier trimestre de l’année 2018, avec une agression physique par jour signalée à SOS homophobie.  

Des cas marquants en Seine-Maritime

La Seine-Maritime n’est pas épargnée. En octobre 2018 à Rouen, une violente agression à caractère homophobe d’un trentenaire, séquestré et frappé par deux hommes, avait suscité l’émoi. Les deux suspects ont été placés en détention provisoire.

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Un mois auparavant, ce sont les accusations de discrimination envers les couples homosexuels dans les procédures d’adoption qui avaient suscité l’indignation. Le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) rendu en mars 2019 à la suite de cette polémique avait pointé « une règle tacite privilégiant les couples hétéroparentaux ».

*Aides, Pix’M, GET IN, Enipse, SOS Homophobie, Centre LGBTI de Normandie, Laisse bien ta gaieté et Le Refuge

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