Deux mois après l’incendie de Lubrizol à Rouen, une manifestation jusqu’au site de l’usine

Deux mois après l’incendie de Lubrizol à Rouen, une manifestation jusqu’au site de l’usine

Deux mois après la catastrophe Lubrizol, une nouvelle manifestation est organisée, mardi 26 novembre 2019. Cette fois-ci, elle devrait rejoindre le site de l'usine ravagée.

Deux mois après la catastrophe Lubrizol, une nouvelle manifestation est organisée, mardi 26 novembre 2019, à Rouen (Seine-Maritime). Cette fois-ci, elle devrait rejoindre le site de l’usine ravagée. (Archives ©FM/76actu)

Deux mois après l’incendie de Lubrizol et de sa voisine Normandie Logistique, à Rouen (Seine-Maritime), une nouvelle manifestation est prévue, mardi 26 novembre 2019. Rendez-vous à 18 heures devant le Palais de justice, pour un parcours – avec des flambeaux, prévoient les organisateurs – qui devrait se terminer devant le site de l’usine chimique ravagée. 

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« Il ne faut pas tourner la page »

Cette nouvelle mobilisation, organisée par le collectif unitaire rassemblant syndicats, associations, citoyens etc, fait suite aux manifestations du 1er, 12,  26  et 30 octobre (en marge de la visite du président de la République Emmanuel Macron). Avec au fil du temps, une difficulté croissante à mobiliser. Or, c’est justement cet écueil – bien naturel – que les membres du collectif veulent éviter.

« Il y a une tendance à vouloir tourner la page, deux mois après, constate Gérald Le Corre, responsable CGT, en première ligne dans le dossier Lubrizol. Nous pensons au contraire que la mobilisation doit continuer, pour appuyer nos revendications. Car clairement, la transparence n’est pas là et la réunion du 1er octobre mise à part, nous n’arrivons pas à entamer le dialogue avec l’État. »

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« Mettre les usines à la campagne n’est pas une solution »

Parmi les préoccupations du collectif, on trouve pêle-mêle : le suivi sanitaire de la population, la mise à disposition en temps réel de toutes les données du dossier par les services de l’État, la mise en place d’un seul PPRT (plan de prévention de risques technologiques) sur la rive gauche, au lieu de trois différents actuellement, l’évaluation de la question de la sous-traitance etc. 

Quant à la reprise de l’activité dans l’usine, idée qui s’immisce progressivement dans le débat, depuis quelques semaines, Gérald Le Corre fait part d’un point de vue pragmatique. « La solution n’est pas de mettre les usines à la campagne : s’il fallait fermer Lubrizol, il faudrait en réalité fermer toutes les entreprises de la zone.

« Néanmoins il faut une transparence totale, pour voir ce qui marche ou pas en terme de sécurité et avoir des garanties sur les conditions de stockage et d’enfûtage. Il faut également des garanties sur l’emploi et les salaires. Pour tout cela il faut obligatoirement des contre-pouvoirs », conclut-il.

76actu

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