Des sénateurs de la commission d’enquête se sont rendus sur le site de Lubrizol à Rouen

Des sénateurs de la commission d’enquête se sont rendus sur le site de Lubrizol à Rouen

Les dirigeants de Lubrizol et Normandie Logistique ont été auditionnés sur le site de Lubrizol par les sénateurs de la commission d'enquête jeudi 24 octobre 2019.

Les dirigeants de Lubrizol et Normandie Logistique ont été auditionnés sur le site de Lubrizol par les sénateurs de la commission d’enquête jeudi 24 octobre 2019. (©Manon Leterq/76actu)

Quatre semaines après l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime), douze sénateurs de la commission d’enquête sénatoriale se sont rendus jeudi 24 octobre 2019 sur le site de Lubrizol. Plus de 5253 tonnes de produits chimiques avaient brûlé sur ce site classé Seveso. Les parlementaires sont arrivés sur le site dans un car spécialement affrété pour l’occasion, à 9h30. Accompagnés de Pierre-André Durand, préfet de Seine-Maritime, ils ont visité le poste de sécurité avant de procéder aux auditions des dirigeants de Lubrizol et Normandie Logistique.

Leurs objectifs : faire toute la lumière sur les causes de l’accident industriel, mais aussi sur la gestion de la crise. Et ce, pour une durée de six mois. Parmi les douze sénateurs présents : Jean-Claude Tissot, Ronan Dantec, Daniel Gremillet, Pascal Bories, Agnès Canayer, Catherine Morin-Desailly, Pascal Martin, Céline Brulin, Jean-François Husson, les rapporteurs de la commission Nicole Bonnefoy et Christine Bonfanti-Dossat ainsi qu’Hervé Maurey, le président de la commission sénatoriale. Il s’est d’ailleurs exprimé avant le début des auditions :

On ne peut pas travailler sérieusement si on n’a pas rencontré les responsables et les acteurs.

Lire aussi : Après la catastrophe de Lubrizol, à quoi peuvent servir les missions parlementaires ?

Formation des agents, rapidité de l’intervention

Dans la salle de contrôle, les sénateurs ont posé plusieurs questions aux hommes présents sur place jeudi 26 septembre 2019. « Combien de formations avez-vous par an ? », demande un parlementaire. « Les équipes ont deux formations par an dont la dernière s’est déroulée en février », répond immédiatement le chef de quart.

Un autre questionne  : « Les pompiers étaient-ils déjà sur place quand vous êtes arrivés sur le site ? » La directrice générale de Lubrizol, Isabelle Striga, apporte un éclairage : « Cela a été très rapide, sur la chronologie, on est à douze minutes. » Les interrogations ont aussi porté sur le bilan de santé de chaque agent. Pour l’heure, les résultats de leurs analyses d’urine ne sont pas encore connus. 

Lire aussi : Lubrizol. Une vidéo montrant le nettoyage des quais de Seine à Rouen fait débat

« Evaluer l’intervention des services de l’Etat dans la gestion »

Après l’incendie de l’usine Lubrizol, le Sénat a voté jeudi 10 octobre la création de cette commission d’enquête « afin d’évaluer l’intervention des services de l’État dans la gestion des conséquences environnementales, sanitaires et économiques ». Cette commission qui se veut la plus transparente possible doit notamment s’intéresser aux règles auxquelles sont soumises les installations classées. 

Une évolution de la loi pourrait en découler, comme cela avait par exemple été le cas avec « la commission d’enquête sur AZF qui avait abouti sur la loi Bachelot, sur les risques industriels », avait indiqué Christophe Bouillon, député socialiste de Seine-Maritime. 

Une condition toutefois vient limiter l’exercice de ces commissions d’enquête : elles ne doivent pas empiéter sur l’enquête judiciaire. Une règle dont s’était par exemple servi Alexandre Benalla pour éviter de répondre aux questions des sénateurs. Ce qui ne les avait pas empêchés de préconiser dans leur rapport la saisie de la justice dans cette affaire.

Lire aussi : Le Sénat vote la création d’une commission d’enquête après l’incendie de Lubrizol à Rouen

76actu

Les commentaires sont fermés.

Fabriqué avec WordPress | Theme: SpicePress par SpiceThemes