Des forêts bientôt privatisées aux alentours de Rouen ? « On est dans le fantasme »

Des forêts bientôt privatisées aux alentours de Rouen ? « On est dans le fantasme »

La privatisation de la forêt Verte comme des autres forêts domaniales près de Rouen (Seine-Maritime), n’est pas l’ordre du jour.

La privatisation de la forêt Verte comme des autres forêts domaniales près de Rouen (Seine-Maritime), n’est pas l’ordre du jour. (©Adobe stock/illustration)

Des rumeurs sur la privatisation des forêts domaniales et des forêts des collectivités, ainsi que sur de nouvelles suppressions de postes d’ici les cinq ans à venir ont ces derniers mois défrayé la chronique. Alors infos ou intox ?

« On est dans le fantasme, ce n’est pas d’actualité »

« Sur la question de la privatisation des forêts, on est dans le fantasme, ce n’est pas d’actualité et cela ne l’a jamais été. » Une réponse pour le moins claire de la part d’Antoine Couka, directeur général de l’agence de l’Office national des forêts (ONF) de Rouen. Et pour cause, les forêts domaniales appartenant à l’État, elles ne peuvent pas être vendues. Quant à celles des collectivités, l’État reconnaît comme seul gestionnaire l’ONF et son statut n’est pas remis en cause. « Ce qui a été annoncé, c’est que le modèle de gestion de la forêt publique en France, ça fonctionne », affirme le directeur général.

Néanmoins, ce qui peut être envisageable, ce sont d’autres moyens de fonctionnement :

Mais ce point n’est pas du tout à l’ordre du jour. Les forêts domaniales autour de Rouen [la forêt Verte, la forêt de Roumare et celle de la Londe-Rouvray, ndlr] appartiennent à l’État pour demain, après-demain et à l’avenir, elles seront toujours propriétés de l’État et l’ONF est le seul organisme reconnu comme gestionnaire de ces forêts. 

Quid des suppressions de postes ?

Le dernier contrat d’objectifs signé pour la période allant de 2016 à 2020, prévoyait le maintien des effectifs de 2016 durant toute la durée de ce dernier. Promesse qui n’a pas été tenue, avec depuis le début de l’année 2019, la suppression de 460 postes, soit 5 % des effectifs sur une seule année. Pour Antoine Couka, cette décision s’explique : « Nous n’avons pas été en capacité de maintenir la masse salariale pour diverses raisons financières. Comme la mécanisation de notre secteur ou encore la chute du prix unitaire du bois depuis la tempête de 1999. »

Le directeur ajoute : « Aujourd’hui, nos rentrées d’argent sont insuffisantes pour pouvoir répondre à l’intégralité des enjeux. Il y a un écart entre les attentes politiques et les recettes de l’établissement. Nous avons dû geler un certain nombre de postes, car nous ne pouvions pas dépasser un certain plafond de masse salariale sans mettre en danger la structure financière de l’établissement. »

50 millions d’euros manquants pour équilibrer les comptes

Aujourd’hui, l’ONF est sur un volume d’activité de 900 millions d’euros, il lui manque près de 50 millions d’euros par an pour pouvoir équilibrer ses comptes. Actuellement, l’organisation est dans l’attente des réponses du gouvernement de manière à trouver des solutions pour savoir comment sortir de ce système de manière à remettre ses comptes à l’équilibre.

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