Depuis sa réouverture partielle à Rouen, l’usine Lubrizol subit des contrôles quotidiens

Depuis sa réouverture partielle à Rouen, l’usine Lubrizol subit des contrôles quotidiens

Depuis l'ouverture partielle de l'usine Lubrizol, les services de l'État disent surveiller de façon quotidienne l'avancement des opérations.

Depuis l’ouverture partielle de l’usine Lubrizol, les services de l’État disent surveiller de façon quotidienne l’avancement des opérations. (©Manon Leterq/76actu/archives)

La réouverture partielle de l’usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime) est surveillée de près par les services de l’État. « Des inspecteurs sont quasiment en permanence sur le site », a indiqué le directeur de la Direction régionale de l’environnement et de l’aménagement (Dreal) Olivier Morzelle, lors d’une conférence de presse mercredi 18 décembre 2019. Selon lui, « un suivi quotidien » sera effectué « jusqu’à la fin de la semaine ». Cela  afin de s’assurer « que la machine fonctionne correctement », a souligné le préfet Pierre-André Durand.

« La mise en service des machines »

La réouverture partielle de l’usine Lubrizol a été autorisée vendredi 13 décembre, à la suite des avis favorables de la Dreal et du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst). Deux ateliers, de solubilisation et de mélange, ont ainsi pu rouvrir dans la foulée. Cette réouverture se fait avec l’assurance d’une « réduction drastique » des stockages de produits finis conditionnés (93 %), « ainsi que d’une diminution du stockage des matières premières (de 27 % à 89 % selon les types de produits) », précisait la préfecture dans un communiqué. 

Déjà des tonnages ont quitté l’atelier de solubilisation pour être livrés à des clients. L’atelier de mélange, est quant à lui encore en phase de rodage. « Nous sommes toujours dans la mise en service des machines », précise Olivier Morzelle qui indique par ailleurs :

Les rapports de lundi soir [16 décembre, NDLR] et mardi soir [17 décembre, NDLR] faisaient été d’une parfaite conformité avec ce qui a été prescrit.

La « vitesse de croisière » de ces deux unités sera atteinte « dans les prochains jours », explique le préfet, sans toutefois donner davantage de détails.

Les produits finis qui ne sont plus stockés sur le site rouennais, le sont dans trois entreprises de la région : Multisol à Sotteville-lès-Rouen, GCA logistique à Lillebonne (Seveso seuil bas) et, Care à Rogerville, classée Seveso seuil haut. Le préfet Pierre-André Durand a de plus assuré qu’un « point de situation mensuel serait réalisé à chaque Coderst ».

Encore 868 fûts à traiter 

Lors de cette conférence de presse, mercredi, la préfecture a confié qu’il restait encore 868 fûts à évacuer de l’usine Lubrizol, sur les 1369 présents avant la catastrophe du 26 septembre. Sur les 166 fûts qui présentent « une sensibilité plus marquée », 85 ont été évacuées, assure la Dreal.

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L’évacuation de ces fûts a démarré le 28 octobre. L’association Robin des bois estime que « la mise en sécurité des fûts pleins endommagés et déformés par l’incendie » ne sera « pas terminée avant le mois d’avril ». Selon elle, « les opérations sont plus complexes que prévu et peuvent à tout moment déclencher des odeurs vomitives ». Le préfet de Seine-Maritime dément : « Tout avance bien. L’évacuation sera terminée avant fin janvier, début février. »

C’est l’entreprise Sedibex, située sur la zone industrialo-portuaire à Sandouville, près du Havre qui a été mandatée pour traiter les fûts, au préalable déconditionnés par les agents sur le site de Lubrizol.

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