De plus en plus de bébés phoques perdus sur les côtes normandes : une association s’inquiète

De plus en plus de bébés phoques perdus sur les côtes normandes : une association s’inquiète

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Pour être apte à vivre normalement, les bébés phoques ont besoin de leur mère jusqu’à leur trois mois. (©Guy Ménard)

Alors qu’ils sont encore très jeunes, de plus en plus de bébés phoques se retrouvent séparés de leur mère à cause de dérangements humains. « En ce moment, nous soignons cinq bébés phoques. Trois d’entre eux vont s’en sortir, mais les deux autres semblent mal en point », indique Alain Beaufils, le président de l’association Chêne, à Allouville-Bellefosse (Seine-Maritime) qui observe en cette année 2019 une recrudescence de ces problèmes.

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De plus en plus de bébés phoques perdus

« Quand les bateaux de touristes ou de particuliers s’approchent pour les voir près des côtes, les phoques craintifs s’échappent vite et, dans ces cas-là, les bébés n’arrivent pas à suivre leur mère. Ils se retrouvent alors seuls et perdus », analyse Alain Beaufils.

Selon l’association, ces dérangements humains ont un très fort impact sur les populations de phoques de la côte. Chaque année, de plus en plus de petits sont récupérés pour être sevrés par la main de l’homme.

Il arrive aussi que l’on récupère des jeunes vraiment « jeunes » ; le mois dernier, un bébé phoque avait encore le cordon ombilical sur lui, nous avons dû l’opérer avant qu’il se nécrose. Il faut que cela cesse !, alerte le président de Chêne.

Prévention autour des dérangements humains

C’est par l’intermédiaire de Picardie Nature, avec qui Chêne travaille en étroite collaboration, que les jeunes animaux souffrants sont repérés. Sur les côtes allant du Mont Saint Michel à la Baie de Somme, les bénévoles récupèrent les bébés perdus et les conduisent au centre de sauvegarde de Chêne. Les soigneurs s’occupent ensuite des petits phoques jusqu’à leur trois mois.

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Mais pour éviter d’en arriver à cet extrême,  des bénévoles veillent sur les phoques pendant la saison estivale et font de la pédagogie autour d’eux en expliquant au public les consignes à suivre : « C’est très simple, on peut regarder les phoque de loin… mais ne surtout pas s’approcher », conclue le président de Chêne.

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