Un accident va provoquer un retour à une réalité et une perte de la plupart de ses illusions. Un groupe de jeunes, employé dans un parc aquatique, découvre l’envers d’une société de divertissement. La Station joue PARC, sa troisième création collective, jeudi 8 décembre à la scène nationale de Dieppe.
La Station fait découvrir l’envers du décor d’un espace où tout doit se passer à merveille et faire rêver. La confrontation entre fantasme et réalité crée des situations absurdes. Surtout quand advient un accident. « C’est une métaphore de la société du spectacle et du commerce avec ses endroits de loisirs où on se balade pour faire dépenser de l’argent ». David Coomans qui forme le collectif belge avec Eléna Doratiotto, Sarah Hebborn et Daniel Schmitz joue un spectacle, PARC, en ouvrant uniquement les coulisses.
Les quatre artistes de La Station se sont inspirés du documentaire sur les orques, Blackfish, réalisé par Gabriela Cowperthwaite. « Nous sommes des enfants des années 1980 et de Sauvez Willy (le film de Simon Wincer sorti en 1993, ndlr). Nous sommes partis du fait divers et avons extrapolé autour ». Dans PARC, joué le 8 décembre à Dieppe, Cinq dresseuses et dresseurs, passionnés par leur métier, vivent de formidables moments dans le parc aquatique qui les emploie.
« Ils ont de cet endroit et de leur activité une image superficielle et construite. C’est une sorte de façade construite. Il y a le sourire et l’énergie. Les parcs animaliers sont des univers qui nous dégouttent parce qu’ils sont synonymes d’argent. En même temps, ils sont fascinants parce que nous avons gardé une part de notre enfance. Cela reste de toute façon absurde de faire des shows avec des prédateurs marins ».
Après la tragédie, tout leur petit monde s’écroule. « Chacun va réagir à sa manière et nous allons apprendre à connaître ces personnages. Nous les avons construits à partir de nous et nous n’avons pas hésité à aller dans nos travers. Il y a une part d’humanité et une autre part dont on peut rire ».
Dans PARC, le rêve se transforme en cauchemar. La Station a choisi de donner à entendre le merveilleux et le spectaculaire et à voir les déceptions, les colères, les peurs et la tristesse. « Nous avons travaillé sur le hors-champ. Nous jouons avec les attentes du public parce que nous voulons le frustrer », indique David Coomans. PARC reste une comédie. Le collectif préfère rire de cette partie de la réalité « obscène ».
Infos pratiques
- Jeudi 8 décembre à 20 heures à la scène nationale de Dieppe
- Durée : 1h20
- Tarifs : de 25 à 12 €
- Réservation au 02 35 82 04 43 ou sur www.dsn.asso.fr
- Des places sont à gagner