Une marche pour le climat sera organisée à Rouen (Seine-Maritime), le 20 septembre, à l’image de celle du 15 mars 2019. (©Mathieu Normand/76actu/archives)
Pour Charles Auger, tout a basculé lors de la marche pour le climat du 15 mars, « très médiatisée ». « Avant, je n’avais jamais manifesté. C’est tout nouveau pour moi », confie ce lycéen rouennais de 17 ans. De là, tout a démarré et avec ses camarades, il continuera dans la même dynamique. Ensemble, ils ont fondé le mouvement Youth for climate Rouen.
À #rouen #YouthForClimate les lycéens continuent de "tourner dans le centre-ville pour demander d'agir "maintenant et pas dans 50 ans" pic.twitter.com/MHt59X0h8i
— Raphaël Tual (@raphtual) March 15, 2019
Youth for climate s’est constitué dans la continuité du mouvement mondial initié par Greta Thunberg, Fridays for futur. Des jeunes collégiens et lycéens de Seine-Maritime ont créé l’antenne locale qui regroupe une trentaine de membres. « Ça nous permet de ne pas seulement se limiter à la grève du vendredi, mais d’organiser plusieurs actions », précise Charles, originaire de Fécamp.
Pour cette rentrée, le mouvement rouennais s’impliquera dans la « semaine pour le futur » (Week for future), avec une marche le 20 septembre et une cleanwalk (ramassage de déchets collectif) le 25 septembre.
✊Hey, tu fais quoi le 20 septembre ? Nous on va manifester pour notre futur, tu viens? pic.twitter.com/P8bbOFxvrm
— Youth For Climate Rouen (@YFCRouen) August 31, 2019
« On voit au quotidien les effets du dérèglement climatique. Ça me fait peur de me dire que nos enfants ne pourront pas admirer les mêmes choses que moi aujourd’hui. » Cet étudiant de Terminale S espère que la marche du 20 septembre permettra aux autres d’acquérir une même « prise de conscience ».
Charles Auger a commencé à s’impliquer pour la nature depuis la marche pour le climat du 15 mars 2019. Depuis, il a rejoint Youth for climate Rouen. (©RT/76actu)
Depuis sa mutation écologique, c’est au quotidien que Charles tente d’agir : « J’évite de me déplacer en voiture, je limite le plastique, je suis passé à la gourde, je limite ma consommation de viande, sans pour autant être végane ou végétarien. » Charles reconnaît en parler « souvent » avec ses parents :
Mon père achète beaucoup de bouteilles en plastique. Cet été, on a pris des bouteilles en verre à la maison pour utiliser l’eau du robinet.
Un rôle de « lobby » auprès des candidats
Et les membres rouennais de Youth for climate espère que leur influence s’étendra au-delà de leur cercle familial. « De gros industriels mettent la pression aux candidats lors des élections, pourquoi les citoyens ne seraient pas aussi un lobby », estime Etienne Cognet, 17 ans, lycée à Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle.
Pour Étienne, l’objectif est clair : « Que l’écologie gagne en mars 2020 et on mettra tout en œuvre pour cela. » « La plupart d’entre nous ne pourra pas voter, ça sera notre manière de participer », s’enthousiasme Charles.
De l’extrême gauche à l’extrême droite, les programmes seront passés au crible et des discussions seront menées. « Ce n’est plus une question d’appartenance politique. On habite tous la même planète », décrypte l’adolescent de Fécamp. Ces jeunes ont moins de six mois pour peser et s’imposer, et par leur poids Charles pense qu’ils pourront « changer les choses » :
Les scientifiques disent qu’ils nous reste encore un peu de temps, mais ça devient urgent. La jeunesse peut porter l’espoir.
Informations pratiques :
La marche pour le climat à Rouen s’élancera le 20 septembre 2019 à 10 heures du cours Clemenceau.
Une clean walk sera organisée le 25 septembre durant la Week for future.
Plus d’informations sur la page Facebook du mouvement rouennais.