Ben Glassberg dirige sa première « Missa Solemnis »

Ben Glassberg dirige sa première « Missa Solemnis »

C’est une pièce qui l’émeut profondément. La Missa Solemnis de Beethoven est un pur chef-d’œuvre selon Ben Glassberg. Le directeur musical dirige l’orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie et le chœur Accentus vendredi 11 et samedi 12 mars au Théâtre des Arts.

Ben Glassberg a déjà joué la Missa Solemnis de Beethoven (1770-1827). C’était il y a dix ans. À cette période-là, il était encore étudiant et se trouvait aux timbales. Il découvre alors une grande œuvre avec des « couleurs et des harmonies extraordinaires . Elle est très puissante. On la compare souvent la 9e Symphonie et à Fidelio. Dans celle-ci, il va plus loin dans les émotions. Il y a des moments très vivants et d’autres plus intimes. Comme dans le Sanctus avec ses cordes graves, les flûtes et les bassons. Ce passage touche au cœur. Au contraire, à la fin, avec le Gloria, tout explose ». 

Dans la tête du jeune musicien, il y a la volonté de la diriger. Mais pas avant d’être à la direction musicale d’un orchestre parce que cette œuvre est « longue, difficile pour l’orchestre, les solistes et le chœur. Il faut trouver le sens du texte. Cette musique raconte une histoire. Pour cela, il est nécessaire de bien se connaître, d’avoir une relation particulière avec les interprètes. Il faut faire un voyage ensemble avec cette pièce ». C’est chose faite depuis septembre 2020 à l’Opéra de Rouen Normandie.

L’espoir et la paix

Le maestro dirige sa première Missa Solemnis avec l’orchestre des 40 musiciennes et musiciennes, les 4 solistes, Hélène Carpentier, Claudia Huckle, David Butt Philip et Christopher Purves, et les 40 choristes d’Accentus. Pendant dix ans, il est revenu à cette partition. « Je découvre de nouvelles choses à chaque fois, notamment la façon dont Beethoven a écrit pour l’orchestre, la relation qu’il tisse entre les instruments, sa façon d’aborder les transitions ».

La Missa Solemnis, composée entre 1817 et 1823, n’est pas seulement une pièce religieuse. Selon Ben Glassberg, elle parle de « l’humanité. Elle raconte toutes les étapes de la vie, la naissance, la mort, la souffrance, l’amour… Aujourd’hui, elle résonne différemment encore. Nous vivons une situation dramatique en Europe avec cette guerre en Ukraine. Des personnes perdent la vie. C’est dans ces moments tragiques que la musique peut exprimer davantage que les mots. Beethoven nous parle aussi de joie, d’espoir et surtout de paix ».

Infos pratiques

  • Vendredi 11 mars à 20 heures, samedi 12 mars à 18 heures au Théâtre des Arts à Rouen
  • Durée : 1h30
  • Introduction à l’œuvre une heure avant le concert
  • Tarifs : de 46 à 10 €. Pour les étudiants : carte Culture.
  • Réservation au 02 35 98 74 78 ou sur www.operaderouen.fr
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