La ZIP du Havre comporte 23 sites Seveso, dont 17 classés seuil haut. Le premier comité de suivi de ces sites se réunit mercredi 6 novembre 2019. (©MC-N/76actu)
Le comité de suivi des sites Seveso du Havre (Seine-Maritime) rassemble représentants de l’État, entreprises, représentants du grand port maritime et membres de Comité social et économique des entreprises. Il se réunit au minimum deux fois par an. Mercredi 6 novembre, le comité a rendez-vous pour sa première réunion depuis la catastrophe industrielle de Lubrizol à Rouen. Un rassemblement est organisé en amont. Sylvain Chapelle, secrétaire de l’union locale de la CGT d’Harfleur, fera part de plusieurs propositions.
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« Ne plus être dans l’approximatif »
Comment anticiper au mieux l’éventualité d’une catastrophe de type Lubrizol au Havre ? La question sera débattue, mercredi 6 novembre 2019, lors de la réunion du comité de suivi des sites Seveso du Havre (Seine-Maritime). « Évidemment après une catastrophe comme Lubrizol, on ne pouvait pas ne pas avoir ce débat lors de notre comité de suivi. » Sylvain Chapelle, secrétaire de l’union locale de la CGT d’Harfleur sera présent mercredi pour faire des propositions au comité.
L’État – la sous-préfète du Havre – mais aussi la Direction régionale de l’environnement doivent entendre ceux qui sont au plus près de ces risques, insiste Sylvain Chapelle qui a préparé une liste de propositions.
Sur les sites Seveso du territoire du Havre, « nous avons la présence de pompiers professionnels, mais pas 24 heures sur 24 sur tous les sites, précise-t-il. Cela doit être rendu obligatoire. Les salariés peuvent suivre un protocole mais entre l’alerte et l’arrivée des secours, il peut se passer un temps trop important. En matière de risques industriels, on ne peut plus être dans l’approximatif », insiste le syndicaliste.
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Une maintenance préventive
De prévention il est encore question lorsque Sylvain Chapelle aborde le matériel. « Sur nos sites Seveso, on est dans le curatif encore aujourd’hui. S’il y a un problème de vannes quelconque, on gère au moment où le problème apparaît. Nous demandons une maintenance préventive qui soit efficace. Ce n’est pas quand l’accident se produit qu’il faut réagir, on doit pouvoir le prévenir. »
Autre souci selon Sylvain Chapelle : le recours à des sous-traitants par certaines usines classées Seveso « et qui n’appliquent pas assez les règles de sécurité par méconnaissance tout simplement. Cela doit aussi être surveillé de près. »
Enfin selon ce dernier, « s’il fallait encore le prouver, Lubrizol montre que la traçabilité des salariés exposés à des substances dangereuses mais aussi l’indépendance des services liés à la sécurité doivent être garantis ».
Un rassemblement pour « alerter sur les risques graves pour les travailleurs et les riverains des usines Seveso » est organisé devant la Chambre de commerce et d’industrie du Havre à 14 heures en amont du comité de suivi.