La salle consacrée à Anne Wiazemsky, au Musée des beaux-arts de Rouen (Seine-Maritime), présente – entre autres – des photos prises lors de tournages de Jean-Luc Godard. (©FM/76actu)
Les salles sont situées dans le parcours permanent du musée – dont l’accès gratuit – mais font bien partie de la même exposition « Arts et cinéma, les liaisons heureuses ». Au Musée des beaux-arts de Rouen (Seine-Maritime), deux espaces prolongent la découverte engagée dans les salles temporaires : l’un consacré à la comédienne, romancière et photographe Anne Wiazemsky, l’autre à l’acteur, peintre et dessinateur Alain Cuny.
Lire aussi : Une souscription pour restaurer une frise viking exceptionnelle de 35 mètres, à Rouen
Au cœur de la Nouvelle vague
« Née dans le Berlin d’après-guerre où ses parents, Claire Mauriac et Yvan Wiazemsky, travaillent au service des personnes déplacées, récupérant les citoyens français restés en zone russe, Anne Wiazemsky devait connaître un destin hors-norme, racontent les commissaires de l’exposition. Son existence de jeune fille ordinaire, quoi que petite-fille du grand écrivain François Mauriac, se trouve bouleversée l’année du baccalauréat lorsqu’elle incarne l’héroïne du film de Robert Bresson Au hasard Balthazar. »
Projetée dans l’univers du cinéma à 18 ans, elle tourne de nombreux films avec Jean-Luc Godard, dont elle partage bientôt la vie (La Chinoise, Week-end…) mais aussi sous la direction de Pier-Paolo Pasolini, Bernardo Bertolucci, Marco Ferreri, Michel Deville…
Lire aussi : Expositions. Rouen et le musée d’Orsay s’associent pour revenir aux sources du design moderne
Affiches de films et de théâtre
Puis, à propos de salle dédiée à Alain Cuny :
« Alain Cuny (1908-1994) est un acteur français connu pour sa belle voix grave et ses nombreux rôles au théâtre – où il a joué les plus grands auteurs – et au cinéma, par exemple dans Les Visiteurs du soir de Marcel Carné, qui le fait connaître du grand public en 1942. Il tourne ensuite pour Michelangelo Antonioni (La Dame sans camélias, 1953), Louis Malle (Les Amants, 1958), Federico Fellini (La Dolce Vita, 1960)… »
Au-delà de sa carrière d’acteur, à laquelle rien ne le prédestinait, Alain Cuny s’intéresse très tôt au dessin et à la peinture. Il entre aux Beaux-arts de Paris en 1923 et réalise dans les années qui suivent des affiches de films et de théâtre.
« Arts et cinéma, les liaisons heureuses », organisée en partenariat avec la Cinémathèque française présente les « liens entre le cinéma et les autres arts » – le cinéma étant bien entendu un art à part entière – et leurs « influences réciproques ». En parallèle, une autre exposition consacrée au cinéma est en cours, au Frac (Fonds régional d’art contemporain) de Rouen : « Remake », c’est son nom, est une suite contemporaine à l’exposition du Musée des beaux-arts (entrée gratuite, au Frac, à côté du Jardin des plantes).
Lire aussi : CARTE. Partez à la découverte de 50 lieux méconnus et « secrets », à Rouen
Infos pratiques :
« Arts et cinéma, les liaisons heureuses », au Musée des beaux-arts de Rouen, esplanade Marcel-Duchamp, jusqu’au 10 février 2020.
Tous les jours de 10 heures à 18 heures (musée fermé le mardi, le 25 décembre et le 1er janvier).
Tarifs : 6 euros (réduit 3 euros). Accès gratuit aux salles du parcours permanent, dont celles consacrées à Anne Wiazemsky et Alain Cuny.
Commissariat : Sylvain Amic, Joanne Snrech, Dominique Païni. Un catalogue de l’exposition a été édité (aux éditions Snoeck, 268 pages, 35 euros).