Après l’incendie de Lubrizol, une cellule psychologique accessible à tous, à Rouen

Après l’incendie de Lubrizol, une cellule psychologique accessible à tous, à Rouen

Une cellule psychologique, ouverte depuis mardi 1er octobre, est accessible à tous sans obligation de rendez-vous.

Une cellule psychologique, ouverte depuis mardi 1er octobre, est accessible à tous sans obligation de rendez-vous. (©Manon Leterq/76actu)

Chaque jour, ils sont des dizaines à se rendre au centre municipal Charlotte-Delbo situé rue Roger-Besus à Rouen (Seine-Maritime), qui accueille une cellule psychologique depuis le mardi 1er octobre 2019.

Sur place, psychiatres, psychologues, infirmiers et volontaires de la Croix Rouge reçoivent les riverains angoissés après l’incendie de l’usine Lubrizol, jeudi 26 septembre 2019. 

Pour Christian Navarre, psychiatre et responsable de la cellule d’urgence médico-psychologique de Seine-Maritime, il n’est pas question de faire de la thérapie, mais seulement de discuter avec les « citoyens », qui ne sont pas des « patients » : 

Ici, c’est un accueil psychologique citoyen. Les gens viennent parler de leurs inquiétudes, sur les odeurs ou les choses qu’on leur annonce. Nous n’avons pas de réponse à leur apporter. Nous sommes juste là pour les aider à faire face à leur stress, pour continuer à vivre.

« Pour moi, c’est encore un jeu vidéo »

Fabien s’est déplacé au centre vendredi 4 octobre 2019, dès son ouverture à 10 heures. Il habite au Petit-Quevilly, à une centaine de mètres de l’usine Lubrizol. Le jour de la catastrophe industrielle, jeudi 26 septembre 2019, il se réveille à 5h30, et fonce avec sa fille de 14 ans chercher sa femme au travail. Sur le moment, il ne « réalise pas ce qu’il se passe », et a depuis, l’impression de « dénier la réalité » :

Les professionnels m’ont dit que c’était normal, mais qu’il fallait s’attendre à ce que je fasse des rêves dans les prochains jours. Cela fait partie du processus de réappropriation de la vérité. Mais pour moi, c’est encore un jeu vidéo.

Christian Navarre pointe cependant du doigt la « psychose collective » et la « surdramatisation. » Et donne plusieurs conseils : s’accrocher aux faits, à la logique, au raisonnement et ne pas « être dépassés par les événements ».

Fabien, habitant au Petit-Quevilly, a rencontré les professionnels de la cellule psychologique.

Fabien, habitant au Petit-Quevilly, a rencontré les professionnels de la cellule psychologique.(©Manon Leterq/76actu)

Informations pratiques :
Cellule de soutien psychologique : centre municipal Charlotte-Delbo, rue Roger-Besus à Rouen.
En cas de problème médical, contactez votre médecin traitant. En soirée (de 20 heures à 8 heures) et le weekend, appelez le 116 117. Le 15 et le 18 sont réservés aux urgences vitales.

76actu

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