Des appels malveillants pour escroquer des commerçants de Rouen (Seine-Maritime) ont eu lieu dans l’agglomération rouennaise en juillet 2019. Un appel à la vigilance est lancé. (©Illustration/Le Réveil Normand)
Halte aux escroqueries ! En juillet 2019, deux commerçants de l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime) ont reçu des appels téléphoniques de faux démarcheurs publicitaires pour des magazines des forces de l’ordre.
« Le premier commerçant, un bar, a été démarché par la soi-disant Amicale du syndicat général de la police (ASGP) pour un encart publicitaire à hauteur de 1 400 euros dans un magazine qui n’existe pas », souligne une source judiciaire. Heureusement, le commerçant a eu le nez fin et a directement prévenu la police.
Lire aussi : Laval : il laisse plus de 300 messages malveillants à son ex-femme
Un virement de 1 300 euros en ligne
Le deuxième commerçant, un traiteur, a reçu un appel du faux magazine « Forces de l’ordre et sécurité publique » pour un encart publicitaire de 1 300 euros. « Le commerçant a dit oui et souhaitait payer par chèque. Mais après plusieurs échanges de mails bien faits, avec une fausse Une du journal en pièce jointe, ils arrivent à convaincre le commerçant d’effectuer un virement en ligne. »
Ce dernier a viré les 1 300 euros aux malfaiteurs. « Il a finalement déposé plainte, à la suite d’un coup de téléphone d’un faux inspecteur des douanes qui lui précisait qu’il s’était fait escroquer, mais qu’il devait encore payer la TVA… », explique la même source judiciaire. Une enquête a été ouverte par les services de police.
Lire aussi : A Verneuil-d’Avre-et-d’Iton dans l’Eure, des malfaiteurs foncent sur deux gendarmes et les blessent
Appel à la vigilance
Les forces de l’ordre mettent en garde les commerçants contre ces appels téléphoniques malveillants. « Ces voleurs ont dû voir la cagnotte pour les forces de l’ordre qui avaient attiré beaucoup d’argent lors des mouvements sociaux et ils ont surfé sur cette corde sensible. Mais nous le rappelons, aucun syndicat, association ou magazine de police ne démarcherait par téléphone. »