Affaire du Midazolam : le médecin mis en examen en Seine-Maritime peut à nouveau exercer

Affaire du Midazolam : le médecin mis en examen en Seine-Maritime peut à nouveau exercer

À l’heure où les déserts médicaux prolifèrent en France, SNA se mobilise pour développer des projets d’aide à l’installation 
de nouveaux médecins.

Le médecin d’Angerville-la-Martel (Seine-Maritime) mis en examen dans l’affaire du Midaziolam va pouvoir retrouver ses « quelque 2 000 patients » à compter de vendredi 6 mars 2020. (©Adobe stock/illustration)

Sur décision de la cour d’appel de Rouen (Seine-Maritime), mercredi 4 mars 2020, le médecin généraliste d’Angerville-la-Martel, mis en examen le 12 novembre 2019 pour avoir administré à cinq de ses patients du Midazolam*, va pouvoir à nouveau exercer. « C’est extrêmement satisfaisant », se réjouit son avocat Me Guillaume Routel. Selon ce dernier, le généraliste devrait retrouver ses patients dès vendredi. Depuis sa mise en examen « quelque 2 000 patients » étaient « privés » de leur médecin. 

Lire aussi : L’avocat du médecin de Seine-Maritime et de sa femme mis en examen veut qu’ils exercent à nouveau

« Le dossier a considérablement évolué »

Mercredi, pour la seconde fois depuis le début de cette affaire, le médecin a du défendre devant la cour d’appel de Rouen sa demande pour reprendre son activité. « La première fois, la cour d’appel avait suivi le procureur. » Et n’avait donc pas donné l’autorisation de reprendre son activité au médecin.

 Depuis, le dossier a considérablement évolué et notamment l’éclairage fait avec toute cette affaire sur la molécule du Midazolam, explique l’avocat. 

En plus de la mobilisation locale des patients et du soutien des médecins, l’avis favorable de la Haute autorité de santé et l’annonce du ministère de la Santé de revoir d’ici quatre mois la réglementation sur ce puissant sédatif, a selon l’avocat eu « certainement un impact sur la décision de la cour d’appel. 

« Je vais faire la même demande pour son épouse » 

L’épouse du médecin, anesthésiste, a depuis plusieurs semaines déjà pu reprendre « partiellement » son travail. Elle est également mise en examen, « pour avoir fourni le Midazolam à son mari ». 

Nous avions convenu avec mes clients qu’il fallait commencer par la demande d’autorisation d’exercer pour le docteur. Maintenant, je vais demander la levée de l’interdiction partielle pour son épouse, explique l’avocat. 

*Le Midazolam est un puissant sédatif, dont l’usage est limité au milieu hospitalier.

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