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Publié par Gilles Houdouin, le 09/04/2022
(merci à Jean-Yves Mas, à qui j’ai emprunté certains mots choisis et morceaux de phrases particulièrement bien exprimées)
Photo : manifestation de soutien au peuple ukrainien, à Nantes. Merci à Didier Raynaud
L’article qui suit, que j’ai pris soin de mettre en italique et entre guillemets pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, émane d’un média public russe et son contenu est proprement ahurissant. Il est long, très long, mais sa lecture est très instructive.
Aucun mot de cet article n’est choisi au hasard. Lorsque l’auteur écrit que « l’hypothèse « le peuple est bon – le gouvernement est mauvais » ne fonctionne pas. La reconnaissance de ce fait est à la base de la politique de dénazification, de toutes ses mesures, et le fait lui-même en est l’objet« , ou encore « La dénazification est un ensemble de mesures relatives à la masse nazifiée de la population« , c’est reconnaitre la possibilité, voire le souhait, d’un génocide envers la population ukrainienne.
Cela montre clairement que l’on n’est pas dans une guerre entre puissances impérialistes. Que la soi-disant agressivité de l’OTAN envers la Russie n’était pour Poutine qu’un prétexte, et que l’on est aujourd’hui dans une guerre idéologique, nationaliste, plus proche de celle de 39-45 que celle de 14-18. La nationalisme a été pré-existant au capitalisme et, à fortiori, à l’impérialisme, et n’en est pas le produit. Cette confusion, alliée à une méfiance exacerbée envers les USA et les gouvernements des puissances occidentales expliquent la « tiédeur » des réactions de certaines franges de la gauche radicale.
Pour ces franges, Zelenski a le tort de ne pas être socialiste et d’être soutenu indirectement par l’OTAN et les Démocraties occidentales. Donc il ne mérite pas le soutien de cette gauche radicale qui choisi d’être solidaire d’un peuple en fonction de ses soutiens et non de sa souffrance. On est là dans du pur campisme.
Cette Gauche applique une forme très réductrice de marxisme à la guerre, selon laquelle les dirigeants sont uniquement les représentants des intérêts des classes dirigeantes. Or le nationalisme est une force parfois autonome par rapport aux enjeux économiques et sociaux de l’impérialisme et du capitalisme. Et nous avons du mal, aujourd’hui, de par nos expériences et nos formations marxistes (pour la plupart), à imaginer qu’une guerre puisse ne pas être menée que pour des intérêts économiques, ce qui est pourtant le cas de celle-ci.
Pour ceux et celles qui douteraient de l’existence de l’article dont je parle, voici le lien vers sa version originale.
Place à la version française :
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Article original rédigé par Ensemble Le Havre et publié sur Quai du rassemblement
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