Jules Dumont d’Urville

Jules Dumont d’Urville

Jules Dumont d'Urville. 1790-1842. (© Guillaume Néel).


Extrait Patrimoine Normand N°92.
Caricature de Guillaume Néel.
Par Stéphane William Gondoin.

 

Ah ! Voilà l'un de ces Normands prisant l'aventure, le vent du grand large et les terres inconnues. Un Explorateur, un vrai, un avec un « E » majuscule ! Né en 1790 à Condé-sur-Noireau, ce Jules-là à sillonné toutes les mers du globe, reconnu les rives de la plupart des îles de l'Océanie et du Pacifique, et même posé le pied sur le continent blanc. Il fut donc l'un des premiers à contempler la marche de l'empereur… Enfin, rien à voir avec nos Napoléon, Ier ou IIIe. Du manchot empereur, bien sûr… C'est même lui (Jules, pas le manchot) qui donna son nom à la terre Adélie, en hommage à sa femme, la belle Adèle. Mais notre Jules est aussi fameux pour avoir incité la France à acheter un morceau de marbre « callipyge aux tétons comme la lune », pour reprendre la formule de Pierre Tisserand, découvert par hasard sur l'île de Milos : rien moins que la Vénus de Milo ! On aurait pu croire que Dumont d'Urville serait allé achever son existence en coulant avec son navire au large de Bora-Bora ou des Kerguelen. Mais non. Il a trouvé la mort en 1842, à Meudon, dans la première catastrophe ferroviaire de l'histoire de France, avec son épouse et son jeune fils. Il repose aujourd'hui au cimetière de Montmartre.

 



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