La votation citoyenne « Et si on statuait ? », qui a mobilisé plus de 4 000 Rouennaises et Rouennais, a abouti à des résultats très clairs en faveur d’une plus grande représentation des femmes dans l’espace public : 65 % des votants souhaitent que la représentation des femmes soit renforcée, notamment par la dénomination des rues et des espaces publics. De très nombreux Rouennaises et Rouennais ont fait des propositions concrètes en ce sens. La Ville de Rouen, déjà très engagée sur ces enjeux, amplifie donc son plan d’actions.Pour Nicolas Mayer-Rossignol, Maire de Rouen et Président de la Métropole Rouen Normandie, Laura Slimani, Adjointe en charge notamment de la démocratie locale et participative, de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations, Marie-Andrée Malleville, Adjointe au Maire en charge de la Culture et Elizabeth Labaye, Conseillère municipale déléguée en charge du patrimoine et du matrimoine: « Avec le débat des mémoires initié par l’équipe municipale depuis plus d’un an, nous avons voulu que chaque Rouennaise et que chaque Rouennais puisse s’approprier son histoire. Cette initiative a permis de mettre en lumière les oubliés de notre mémoire collective, en particulier les femmes : alors qu’elles sont plus de la moitié du genre humain, seulement 4% des rues et des espaces publics portent un nom de femme. Depuis le début du mandat, de nombreuses initiatives ont d’ores et déjà été réalisées ou lancées. Citons par exemple la pose de plaques commémoratives ou l’exposition sur les Rouennaises inspirantes, qui met en lumière des femmes de notre ville dont le rôle dans l’Histoire est aussi essentiel qu’injustement méconnu. Les résultats de la votation « Et si on statuait ? » nous confortent et nous encouragent à amplifier notre politique de féminisation de l’espace public, et plus largement de lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes. »Depuis le début du mandat, de nombreuses actions ont été menées pour féminiser l’espace public : patinoires Nathalie Péchalat et Edith Ballester, piscine Marie Marvingt, écoles municipales Anne Sylvestre/Les Fabulettes et Joséphine Baker, terrain de basket Emilie Gomis, dénomination de toutes les rues du futur quartier Flaubert par des noms féminins… Cette politique est confortée par les résultats de la votation citoyenne la semaine dernière. L’équipe municipale annonce donc un plan ambitieux, qui repose sur trois piliers :Amplification de la féminisation des noms de rues et d’espaces publicsLa station de métro « Palais de Justice » (photo ci-dessus) sera renommée « Palais de Justice-Gisèle Halimi ». D’autres équipements seront eux aussi renommés, notamment les deux grandes salles du Kindarena. Par ailleurs la Ville de Rouen poursuivra la féminisation des noms pour chaque nouvelle dénomination.Un plan global de développement de représentations artistiques de femmes dans la villeDe nouvelles représentations (statues, bustes, autres…) féminines seront installées sur des lieux emblématiques, par exemple le parvis de la gare, les quais de Seine rive gauche et rive droite, à proximité du Palais de Justice, sur l’île Lacroix ou l’esplanade Pasteur.Des installations éphémères de statues féminines sur la place de l’Hôtel de villeEn attendant le retour de Napoléon qui reviendra bien sur son socle que nous allons restaurer, la Ville travaille avec de grandes institutions culturelles pour installer des oeuvres d’art de façon transitoire sur la place de l’Hôtel de ville (pas sur le socle de la statue de Napoléon naturellement).