Depuis le 26 septembre 2021, la cathédrale de Rouen a retrouvé ses dorures sur la toiture de la partie haute de son choeur. Comme au XVIe siècle.Ce n’est pas Versailles, mais ça brille de mille feux. Parties intégrantes du chantier de restauration en cours sur la cathédrale Notre-Dame, les dorures se voient de loin. Il suffit d’un rayon de soleil pour qu’elles percent la grisaille monotone des toits jusqu’à la rive gauche. Pour les observer, les quais de la rive gauche et le pont Corneille constituent de formidables points de vue.De là, on peut voir ces nouveaux ornements situés sur la partie haute du choeur qui représentent un demi-soleil, des séraphins et la statue de saint Georges en train de terrasser le dragon.Déployés en 1540 sur la toiture, ces ornements disparaissent en 1822 lors d’un incendie causé par la foudre qui les détruit. On les redécouvre aujourd’hui, deux siècles plus tard, identiques aux orignales.Saint Georges et le dragonIl y a le plus visible, qui représente saint Georges sur son cheval cabré en train de tuer le dragon à ses pieds. Il est entouré de personnages qui devaient être les prochaines victimes de l’animal. En détaillant le faitage, l’on aperçoit, disposés tel un ruban, des séraphins, des vases et des croix représentant les armes des cardinaux d’Amboise, commanditaires de ces ornements ainsi que le blason de la Normandie. La restauration à l’identique de l’ensemble de ces personnages a été financée par l’État.Pas besoin de grimper en haut du choeur pour en savoir plus sur ces magnifiques dorures.Les amateurs de patrimoine et d’histoire trouveront au sol, au pied de la cathédrale, toutes les explications nécessaires pour tout connaître sur ce travail d’orfèvre réalisé par les artisans d’art qui bichonnent Notre-Dame depuis déjà plusieurs années.