Devoir de mémoire aux portes du Musée de l’Education : 80 ans après le crime raciste du 9 juin 1940 au 6 rue de Bihorel, une plaque en hommage aux victimes a été inaugurée ce mercredi 30 juin 2021. »Hommage aux combattants africains, antillais, et aux victimes civiles du 9 juin 1940 – En ce lieu, une centaine d’Africains et d’Antillais, soldats prisonniers de guerre et civils raflés à Rouen, furent massacrés par les troupes allemandes sous couvert de l’idéologie raciste des nazis, pour le seul motif de leur couleur de peau. »Voilà ce que l’on peut lire sur la plaque commémorative dévoilée ce mercredi 30 juin 2021 au 6 rue de Bihorel. Nous sommes le 9 juin 1940, jour où l’armée allemande s’empare de Rouen. C’est ici, dans le grand jardin de la propriété Bigot, que des membres de la Wehrmacht exécutent une centaine de soldats des troupes coloniales françaises et des civils d’origine africaine ou antillaise.Désormais, chaque année, une cérémonie commémorative aura lieu au 6 rue de Bihorel, à l’entrée du centre de ressources du Musée National de l’Education (Munaé). La première s’est donc déroulée sous la présidence de Pierre-André Durand, Préfet de la Région et Préfet de la Seine-Maritime, et de Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, président de la Métropole.Ce dernier, accompagné de Laura Slimani, adjointe en charge de la Démocratie participative et de la Lutte contre les discriminations, a tenu à rappeler dans son discours que la députée de Seine-Maritime Sira Sylla est à l’origine de cette démarche citoyenne hautement symbolique.Suite à l’hommage du Président de la République aux tirailleurs sénégalais en août 2019, la Ville a décidé d’honorer la mémoire de ceux qui ont combattu pour la France et de travailler en étroite collaboration avec des chercheurs, des universitaires et des scolaires pour continuer les recherches historiques. Afin d’éviter le pire des crimes : l’oubli.Des élèves des collèges Boieldieu et Braque ont participé à la cérémonie à travers une mise en scène. Le projet pédagogique « Histoire d’hier dans les mains d’aujourd’hui » donne à voir leur travail interdisciplinaire, présenté jusqu’au 15 juillet dans les murs du Munaé et dans la galerie de l’Hôtel de Ville (expo photo).