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15 ans après le Sars-Cov 1 : l’inquiétant destin des malades ayant contracté le virus qui ressemble le plus au Covid-19
Atlantico 10 décembre 2020 Avec Claude Escarguel
https://www.atlantico.fr/decryptage/3594524/15-ans-apres-le-sars-cov-1–l-inquietant-destin-des-malades-ayant-contracte-le-virus-qui-ressemble-le-plus-au-covid-19-lecons-enseignements-claude-escarguel
Le Sars-Cov 1 est le virus qui ressemble le plus à celui du Covid. 10 ans après son apparition, quelles leçons pouvons-nous en tirer pour l’épidémie actuelle ?
Atlantico.fr : Fatigue chronique, système immunitaire affaibli, souffrances psychologiques… Quinze ans après l’épidémie de SARS-CoV de 2002-2004, il semble que certains patients atteints par ce virus proche du Covid-19 souffrent encore de symptômes. Comment l’expliquer ?
Claude Escarguel :
A notre avis ce sont des complications connues. Il existe des coopérations entre des petites bactéries opportunistes et des virus qui fragilisent le système immunitaire et permettent au virus de se multiplier. Il se peut que dans certaines maladies virales, et notamment celles à coronavirus, il y ait des dérèglements des mécanismes immunitaires aboutissant, avec cette coopération bactérie-virus, à des modifications du système immunitaire et donc à des maladies auto-immunes. C’était déjà possible en 2003 avec le SARS-CoV, ça l’est encore plus aujourd’hui avec le SARS-CoV-2.
Les malades dits d’un « Covid long » sont à notre avis atteints d’une forme de maladie chronique qui sont des maladies auto-immunes liées à cette coopération bactérie-virus. En fait, la bactérie modifie le système de réponse immunitaire et le virus en profite. A notre avis, tant que les traitements ambulatoires précoces (azithromycine, chlarithromycine, doxycycline selon les complications) ne seront pas utilisés, on prend le risque d’avoir des patients qui développeront des mécanismes complexes et difficiles de diagnostic. Avec beaucoup de symptômes et très variables selon les malades.
Ce qui est surprenant et inquiétant, c’est aussi que ces évolutions chroniques du « Covid long » que vous évoquez peuvent arriver même quand les symptômes sont faibles. D’où l’intérêt d’empêcher rapidement la réplication du virus avec un traitement ambulatoire précoce.
Y a-t-il un risque de voir apparaitre une génération de malades du Covid-19 qui garderont certains symptômes pendant de longues années ?
Il est très probable que le coronavirus, mal traité, nous donne de mauvaises surprises dans le futur. C’est ce qu’il s’est passé avec le premier SARS-CoV. Je le crains, je ne veux pas être alarmiste mais je le crains.
Le Dr Claude Escarguel est microbiologiste et ancien président du Syndicat national des praticiens des hôpitaux généraux.
Commentaire :
… » A notre avis, tant que les traitements ambulatoires précoces (azithromycine, chlarithromycine, doxycycline selon les complications) ne seront pas utilisés, on prend le risque d’avoir des patients qui développeront des mécanismes complexes et difficiles de diagnostic. Avec beaucoup de symptômes et très variables selon les malades. » …
… » D’où l’intérêt d’empêcher rapidement la réplication du virus avec un traitement ambulatoire précoce. » …
N’y-a-t-il pas, indirectement, confirmation que le protocole Raoult serait l’une des meilleures tactiques contre la Covid-19 ?!…
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