Cours et ateliers Unicité à distance: de l’autre côté de l’écran

Cours et ateliers Unicité à distance: de l’autre côté de l’écran

Le confinement a incité la Ville à généraliser la mise en place de cours et d’ateliers par écrans interposés. Depuis chez eux, quelques participants ont accepté de livrer leur sentiment sur cette situation inédite.

Le second épisode de confinement a une nouvelle fois impacté l’ensemble des activités et des ateliers proposés par la Ville, aussi bien via le service des sports, que dans les centres socioculturels ou le conservatoire municipal de musique et de danse.

Afin de garder le lien avec leurs adhérents, tous se sont mobilisés pour proposer depuis quelques semaines des rendez-vous à distance qui, s’ils ne remplaceront jamais le contact direct, permettent de maintenir une dynamique. «On venait à peine de commencer l’atelier, de débroussailler les premières notions de base, qu’il a fallu arrêter», regrette Jean-Claude Geslin, un passionné de photo qui cette année s’est lancé dans la vidéo grâce à une nouvelle proposition du centre Jean-Prévost, le Ciném’Adultes organisé par Guillaume. «Alors évidemment, quand on m’a informé que nous allions pouvoir poursuivre l’activité à distance, en visio, je n’ai pas hésité.» Chaque mercredi, Jean-Claude prépare ainsi la séance à la suite des mails échangés dans la semaine. «On a des idées, un projet se met en place autour de l’idée d’un vrai-faux JT où nous pourrons appliquer plein de techniques différentes, des effets spéciaux un peu fous, avant de pouvoir refaire des tournages.»

«Un petit bol d’air…»

Comme lui, Monique Lemartrier a dû prendre son mal en patience pendant quelques jours avant de retrouver un contact hebdomadaire avec Fanny, sa professeur d’art plastique. «Elle nous envoie un sujet à l’avance pour que nous puissions nous préparer, y réfléchir et organiser notre matériel. Et ensuite on dessine ensemble via les écrans. On se montre notre travail et elle nous donne des conseils même si rien ne remplace ce qu’elle peut nous apporter durant les cours.» Au-delà de l’activité, c’est aussi l’interaction avec les autres participants que Monique Lemartrier apprécie: «On prend des nouvelles, on plaisante. C’est un petit bol d’air…»

La dynamique retraitée n’est d’ailleurs pas qu’une artiste. Elle pratique depuis des années le stretching, avec Coralie cette fois. Et puisque l’une de ses amies ne maîtrise pas forcément les clés informatiques pour se connecter aux séances à distance mises en place par les éducateurs sportifs de la ville, elles se retrouvent chez Monique, en respectant les gestes barrières. «Avoir un rendez-vous programmé, ça permet de se motiver, de garder le rythme», assure d’ailleurs Sylvie Le Duey qui forme l’autre partie de ce binôme. Il n’empêche, elle a tout de même hâte de retrouver les cours en «live». «Ce n’est pas la même atmosphère, c’est sûr. Mais nous sommes habituées aux exercices et Coralie peut tout de même corriger nos postures par caméras interposées. C’est une super initiative dont nous sommes très heureuses», assure Sylvie Le Duey.

«J’ai redécouvert les courbatures»

Du côté de Sofia Stella, la fermeture des salles de sports, a radicalement changé son quotidien. En effet, l’assistante maternelle passe rarement plus d’une journée sans pratiquer une activité physique. «C’est presque une drogue», sourit-elle. «La limite d’un kilomètre, l’arrêt des cours, c’est lourd à gérer. Et ça va au moins durer jusqu’à fin janvier.» Alors lorsqu’elle a reçu le mail du service des sports lui annonçant la mise en place de cours via internet, elle ne s’est pas posé de questions. «J’ai repris le renforcement musculaire et le cardio-training. C’est une super initiative. Même à la maison, sans beaucoup de matériel, on peut s’organiser et se défouler. On sent que les coachs cherchent à s’adapter, à proposer des solutions pour que tout le monde puisse y trouver son compte. J’ai redécouvert les courbatures, ça prouve que c’est efficace et ça fait un bien fou !»

Habituellement, Éric prend des cours de guitare et de basse au conservatoire. – Photo Jérôme Lallier

Moins physique, mais tout aussi essentiel pour leur équilibre, la musique occupe une place importante dans la vie de la famille d’Émilie Lesueur. Son mari, Éric, prend des cours de guitare et de basse au conservatoire. Et sa fille Emma y pratique le piano avec des cours de formation musicale. «Dès le premier confinement, les professeurs du conservatoire ont cherché à conserver du lien, à proposer des cours d’une manière ou d’une autre», se félicite la directrice d’école.

Pour Emma qui a débuté le piano l’année dernière, il est important de pouvoir continuer à s’exercer. – Photo Jérôme Lallier

Cette fois encore, l’offre à distance a permis de ne pas couper le cordon. «Pour Emma, qui a débuté l’année dernière, c’est important de continuer à s’exercer. Et je peux constater ses progrès. Cela prouve que cela fonctionne.» Avec une demi-heure par semaine d’échanges en visio et un programme d’exercices à réaliser le reste du temps. «Je sais la difficulté qu’il y a à mettre en place une offre en distanciel et à essayer d’entretenir la motivation des élèves. Je ne peux que leur tirer, à tous, un grand coup de chapeau.»

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Saint Etienne du Rouvray

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